6 Mars 2026.
Indonésie , Lewotobi Laki-laki :
Une éruption du mont Lewotobi Laki-laki s’est produite le jeudi 5 mars 2026 à 16h45 WITA. La colonne de cendres observée s’élevait à environ 1 200 m au-dessus du sommet (environ 2 784 m d’altitude). Cette colonne de cendres, de couleur grise, présentait une forte intensité , orientée au Nord-Est et à l’Est. L’éruption a été enregistrée par un sismographe, avec une amplitude maximale de 14,8 mm et une durée de 97 secondes.
AVIS D ‘OBSERVATION DU VOLCAN POUR L’AVIATION – VONA
Date d’émission : 5 mars 2026
Volcan : Lewotobi Laki-laki (264180)
Code couleur actuel pour l’aviation : ORANGE
Code couleur précédent pour l’aviation : orange
Source : Observatoire volcanologique de Lewotobi Laki-laki
Numéro de l’avis : 2026LWK019
Coordonnées du volcan : S 08° 32′ 20″ E 122° 46′ 06″
Zone : Nusa Tenggara Est, Indonésie
Altitude du sommet : 1 584 m (5 069 pieds)
Résumé de l’activité volcanique :
Éruption avec nuage de cendres volcaniques à 8 h 45 UTC (16 h 45 heure locale).
Altitude du nuage volcanique :
La meilleure estimation du sommet du nuage de cendres est d’environ 2 784 m (8 909 pieds) au-dessus du niveau de la mer, soit 1 200 m (3 840 pieds) au-dessus du sommet. L’altitude réelle pourrait être supérieure à celle visible à l’œil nu. Source des données d’altitude : observateur au sol.
Autres informations sur le nuage volcanique :
Le nuage de cendres se déplace du Nord-Est vers l’Est. Les cendres volcaniques sont observées comme étant grises. L’épaisseur du nuage de cendres volcaniques est importante.
Remarques :
L’éruption a été enregistrée sur le sismogramme avec une amplitude maximale de 14,8 mm et une durée maximale de 97 secondes.
Source et photo : Magma Indonésie.
Ile de la Réunion , Piton de la Fournaise :
Communiqué de l’ Institut de physique du globe de Paris / Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise, 06 Mars 2026 – 8h35 heure locale – 4h35 heure UTC
Éruption en cours
L’éruption débutée le 13 février 2026 peu après 10h (heure locale) au Piton de la Fournaise se poursuit.
Un seul site éruptif reste actuellement actif sur le flanc Sud-Sud-Est du volcan, visible depuis le Piton de Bert . Le cône éruptif est maintenant bien formé et continue de se refermer progressivement. Peu de projections dépassent désormais la hauteur du cône .
Avec la fermeture latérale du cône, une activité importante en tunnel de lave est désormais établie. Depuis le 3 mars, les coulées sont de nouveau visibles dans la partie haute des Grandes Pentes . Les coulées se développent à la fois en gratons (lave a’ā) et en coulée pāhoehoe (lave cordée) à la sortie des tunnels actifs.
Dans les Grandes Pentes, le front de la coulée la plus en aval reste figé à ~2,6 km de la route nationale 2 et à une altitude de 660 m .
Le champ de lave, de l’éruption du Piton de la Fournaise du 13 février 2026, s’élargit.
Comme les jours précédents, l’activité sismique reste faible.
La reprise de l’inflation de l’édifice, visible notamment sur les stations GNSS sommitales et à la base du cône terminal, est désormais bien établie . Depuis la fin du mois de février, les lignes de base traversant le sommet enregistrent une augmentation de distance, indiquant une ré-expansion progressive de l’édifice.
Cette inflation indique une remise en pression du système d’alimentation magmatique, possiblement liée à une recharge en magma du réservoir superficiel .
Sur les dernières 24 heures, le trémor éruptif (indicateur de l’émission de lave et de gaz en surface) est resté relativement stable . Sur le long terme, l’amplitude du trémor montre une augmentation progressive depuis le 21 février. Quelques pics d’amplitude sont toujours enregistrés, probablement liés à des variations de dégazage ou à des évolutions morphologiques
du cône éruptif.
Les débits en surface, estimés à partir des données satellites, via la plateforme HOTVOLC (OPGC – Université Clermont – Auvergne ) ont indiqué, au cours des dernières 24 heures, des valeurs comprises entre 1 et 10 m3/s. A noter qu’en fonction de la couverture nuageuse, ces estimations peuvent varier fortement et devenir nulles en cas de couverture nuageuse
totale.
Évolution de l’amplitude du trémor (indicateur de l’émission de lave et de gaz en surface) entre le 13 et le 6 mars 2026 , sur la station sismologique FOR située à proximité de l’éruption (©WebObs/OVPF-IPGP).
Bilan
Depuis fin février, les données du réseau GNSS suggèrent une inflation de l’édifice. Cette évolution serait liée à une remise en pression du système d’alimentation magmatique, possiblement associée à une nouvelle phase de recharge en magma du réservoir le plus superficiel.
Étant donné la faible activité sismique actuelle, la probabilité d’ouverture de nouvelles fissures éruptives reste faible à court terme.
Néanmoins, les premiers signes d’une possible re-pressurisation pourraient conduire à une augmentation de cette probabilité.
A noter également que par le passé, des fissures éruptives se sont ouvertes au cours d’une éruption sans signaux avant-coureurs, comme par exemple en août 1998, juillet 1999, octobre 1999, décembre 2006 et mars 2019. En effet, la propagation du magma à faible profondeur peut se produire de manière asismique, notamment lorsque le magma est déjà dégazé.
Niveau d’Alerte 2.1
Source : OVPF/IPGP.
Photos : OVPF/IPGP.
Chili , Lascar :
Durant la période étudiée, une augmentation significative de l’activité sismique volcano-tectonique (VT) a été enregistrée, associée à la fracturation de la roche au sein du volcan. On notera en particulier un essaim d’événements VT qui a débuté le 27 février (signalé dans le bulletin sismique électronique de cette date) et s’est terminé le 2 mars, totalisant 965 séismes. L’événement le plus énergétique présentait une magnitude locale (Ml) de 2,2 et était situé à 4,4 km au Sud-Sud-Ouest (SSO) de l’édifice volcanique, à une profondeur de 8,4 km. Les événements de longue période (LP), associés à la dynamique des fluides au sein du volcan, ont affiché des valeurs similaires en termes de quantité et d’énergie par rapport au mois précédent. La valeur du déplacement réduit (DR) de l’événement le plus énergétique était de 7,0 cm². Par ailleurs, 12 événements sismiques de type trémor (TR) ont également été enregistrés, associés à une dynamique des fluides soutenue, avec un DR maximal de 10,0 cm². Par ailleurs, après la fin de l’essaim sismique VT, à partir du 3 mars, des épisodes d’événements LP, caractérisés par une forte récurrence et une amplitude similaire, ont été enregistrés et décrits comme des signaux sismiques en forme de « tambour ». L’occurrence d’un événement sismique hybride (HB), associé à la fois à la fracturation de la roche et à la dynamique des fluides, est à noter. Sa magnitude locale était de 1,1 et son déplacement réduit de 4 cm².
Lorsque les conditions météorologiques le permettaient, des panaches blanchâtres continus de dégazage ont été enregistrés s’élevant du cratère actif, atteignant une hauteur maximale de 1 340 m au-dessus du rebord du cratère le 9 février. L’activité des 8 (signalée dans REAV) et 27 février était également notable, avec des augmentations de la densité des panaches de gaz, bien qu’aucun matériau pyroclastique n’ait été identifié. Quatorze anomalies de dioxyde de soufre (SO₂) ont été détectées dans l’atmosphère, selon les données du Centre d’observation de la Terre (EOC) du Centre aérospatial allemand (DLR) , avec un pic d’émissions de 571 tonnes le 8 février, ce qui concorde avec l’augmentation d’activité de surface mentionnée précédemment.
L’analyse des données issues des données d’interférométrie radar à longue et courte période (InSAR) réalisées à partir d’images Sentinel-1 n’a révélé aucune déformation à proximité du volcan. Un changement significatif a été identifié à l’intérieur du cratère après le 8 février grâce aux images Sentinel-2 L2A. Ce changement se caractérise par l’apparition de zones de rayonnement thermique anormal couvrant une superficie d’environ 3 600 m², selon les données obtenues via l’application web NHI Tools . Une augmentation de la fréquence et de l’intensité des anomalies thermiques a également été enregistrée par le capteur MODIS sur la plateforme MIROVA , avec une puissance radiative maximale de 4 MW le 13 février. À l’aide d’images satellitaires (Planetscope, Sentinel-2, SkySat Collect), des points de dégazage ont été identifiés, mais sans variations morphologiques significatives.
Source : Segemar.
Photos : terremotos y desastres ( archive) , Segemar.
Colombie , Puracé – Chaîne volcanique Los Coconucos :
Popayán, le 3 mars 2026, 15h00
Concernant la surveillance de l’activité du volcan Puracé – chaîne volcanique de Los Coconucos, le Service géologique de Colombie (SGC), organisme rattaché au ministère des Mines et de l’Énergie, signale ce qui suit :
Durant la semaine du 24 février au 2 mars 2026, une prédominance de séismes associés aux mouvements de fluides au sein de l’édifice volcanique, de type Longue Période (LP) et Tremor (TR), a persisté. Ces séismes, situés sous le cratère du volcan Puracé, à moins de 1 km de profondeur, étaient liés à des processus de circulation et de libération de gaz volcaniques dans l’atmosphère. Ces gaz se sont dispersés au gré du vent, atteignant une altitude maximale de 780 m au-dessus du sommet du volcan.
La sismicité de fracture est restée stable par rapport aux semaines précédentes, tant en nombre d’événements qu’en énergie sismique libérée. Elle est principalement localisée entre les volcans Puracé et Piocollo, à des profondeurs comprises entre 1 et 3 km. Les émissions de dioxyde de soufre (SO₂) se sont poursuivies et des fumerolles ont persisté à travers les fissures des cratères des volcans Curiquinga et Piocollo. Aucune émission de cendres n’a été observée durant cette période. Les observations satellitaires indiquent que l’énergie de l’anomalie thermique dans le cratère du volcan Puracé persiste. Par ailleurs, le processus de déformation lente se poursuit entre les volcans Puracé, Piocollo et Curiquinga, comme l’a montré l’épisode éruptif du volcan Curiquinga le 20 janvier 2025.
En conclusion, les variations observées au niveau du volcan Puracé et de la chaîne volcanique de Los Coconucos indiquent que le système continue d’évoluer et que des émissions et des retombées de cendres pourraient se poursuivre, en fonction de la direction des vents dominants. Il est conseillé au public de s’abstenir de monter dans la partie supérieure de la chaîne volcanique et de rester attentif aux bulletins officiels du Service géologique colombien (SGC).
Le niveau d’alerte concernant l’activité volcanique demeure jaune : volcan actif présentant des modifications des paramètres surveillés et d’autres manifestations.
Source et photo : SGC.
Archipel du Vanuatu , Ambae :
Le gouvernement du Vanuatu se réunit en urgence vendredi pour discuter de l’activité volcanique croissante sur l’île d’Ambae.
Le Premier ministre Jotham Napat a déclaré que l’activité du volcan Manaro s’intensifie et que la province de Penama prépare des plans d’évacuation en prévision d’une éventuelle éruption.
Le volcan est en alerte de niveau 3, avec une éruption mineure en cours, et émet des cendres et du dioxyde de soufre.
Une zone d’exclusion a été établie dans un rayon de trois kilomètres autour du cratère.
Le Bureau national de gestion des catastrophes surveille l’activité volcanique et les autorités exhortent les habitants à se tenir prêts à évacuer.
Le Conseil des ministres a approuvé une aide budgétaire de 20 millions de vatu au gouvernement provincial de Penama pour la réalisation des évaluations nécessaires suite à la catastrophe volcanique sur l’île d’Ambae.
Le Conseil des ministres a reconnu que l’activité volcanique sur l’île d’Ambae constitue une catastrophe nécessitant une surveillance immédiate de ses impacts.
Le niveau d’alerte volcanique pour le volcan Ambae reste à 3.
Sources : RNZ.
Photo: Facebook / Ministry of the Prime Minister – Vanuatu






