2 Octobre 2026.
Hawaii , Kilauea :
RAPPORT D’ÉTAT DE L’OBSERVATOIRE DES VOLCANS D’HAWAÏ (U.S. Geological Survey)
Mercredi 30 septembre 2026, 23 h 01 HST (jeudi 1er octobre 2026, 09 h 01 UTC)
19°25’16 » N 155°17’13 » O,
Altitude du sommet : 4 091 pieds (1 247 m)
Niveau d’alerte volcanique actuel : ATTENTION (WATCH)
Code couleur actuel pour l’aviation : ORANGE
Résumé :
Une intrusion magmatique superficielle est en cours dans la zone sommitale, près du site de l’éruption actuelle au sein du parc national des volcans d’Hawaï (Hawai’i Volcanoes National Park).
Résumé de l’activité :
L’activité sismique s’est intensifiée dans la région sommitale du Kīlauea, sous le cratère Halemaʻumaʻu et la partie Sud de la caldeira. Les schémas de déformation du sol enregistrés par les inclinomètres sommitaux suggèrent une intrusion de magma sous la surface dans cette zone, selon une orientation Est-Ouest, près de la partie Ouest ou Sud du cratère Halemaʻumaʻu.
L’augmentation de l’activité sismique a débuté cet après-midi, le 30 septembre 2026, vers 14 h HST, sous le cratère Halemaʻumaʻu. Depuis lors, environ 40 séismes ont été détectés et l’activité se poursuit. Le séisme le plus important enregistré à ce jour, d’une magnitude de 3,4, a eu lieu à 21 h 52 HST, à 1,4 km (0,9 mile) de profondeur sous la partie Nord-Est du cratère Halemaʻumaʻu. À partir de 20 h HST environ, les inclinomètres sommitaux ont commencé à afficher des variations extrêmement rapides, compatibles avec la propagation d’une fissure orientée Est-Ouest — potentiellement près de la zone de l’évent actuel —, ce qui suggère une intrusion magmatique dans cette région.
Par le passé, des fissures orientées Est-Ouest sont entrées en éruption dans la partie Sud-Est du cratère Halemaʻumaʻu, s’étendant à travers la zone du cratère Keanakākoʻi jusqu’à la route « Chain of Craters Road », près de Lua Manu. La dernière fissure orientée Est-Ouest dans cette zone est entrée en éruption en septembre 2023, s’étendant du centre du cratère Halemaʻumaʻu jusqu’à la paroi Est, juste en dessous du point de vue de Keanakākoʻi. Un événement de ce type reste possible dans les conditions actuelles.
Pour l’instant, aucun signe de changement n’est observé en surface ; le complexe d’évents éruptifs existant dans le Halemaʻumaʻu — incluant les évents Nord et Sud — continue de projeter des éclaboussures de lave par intermittence, accompagnées d’une forte lueur et de flammes. Toutefois, la situation pourrait évoluer rapidement. Il est possible que cet événement s’arrête sans atteindre la surface ou qu’il donne lieu à une éruption fissurale à un nouvel emplacement au sein de la caldeira sommitale.
L’activité actuelle se limite à la zone sommitale du Kīlauea. Aucune activité anormale n’a été détectée dans la zone de rift Est ou dans la zone de rift Sud-Ouest.
L’Observatoire des volcans d’Hawaï (USGS) surveille la situation de près et publiera d’autres communiqués si nécessaire.
Jeudi 1er octobre 2026, 09 h 05 HST (jeudi 1er octobre 2026, 19 h 05 UTC).
L’évent Nord est resté prédominant jusqu’au soir du 28 septembre, moment où l’évent Sud a commencé à présenter des cycles courts et rapides de débordements et de retours de lave, phénomènes qui se sont poursuivis jusqu’à hier après-midi. Ces débordements de l’évent Sud duraient environ 2 à 5 minutes, avec des pauses de 5 à 7 minutes entre chaque cycle ; on a recensé plus de 100 débordements de ce type. Depuis le 29 septembre, la fréquence des débordements a considérablement diminué, bien que des débordements intermittents se poursuivent aux évents Nord et Sud. Depuis hier, 30 septembre, l’évent Nord a connu plusieurs débordements accompagnés de faibles projections de lave (fontaines) au niveau du dôme. Les éruptions aux évents Nord et Sud se sont interrompues durant les premières phases de la mise en place d’un dyke hier après-midi, mais l’évent Nord a repris son activité plus tard, alors que l’intrusion magmatique se poursuivait. L’évent Sud a connu au moins un débordement ce matin, après l’apaisement de l’activité intrusive. Au total, au moins 10 débordements ont eu lieu pendant et après l’événement intrusif principal. Durant la nuit, les évents Nord et Sud ont également produit des projections de lave et ont présenté une forte lueur persistante, tandis qu’une lueur occasionnelle était visible au niveau de l’évent Ouest. Aucune autre zone d’incandescence n’a été observée dans la région du sommet la nuit dernière.
Une intensification de l’activité sismique a débuté hier, le 30 septembre 2026, vers 14 h HST, sous le cratère Halemaʻumaʻu. Au cours des dernières 24 heures, 98 séismes superficiels ont été localisés dans la région du sommet, principalement sous le cratère Halemaʻumaʻu ; le plus important d’entre eux a atteint une magnitude (M) de 3,4 à 21 h 52 HST. À partir de 20 h HST environ, les inclinomètres du sommet ont commencé à enregistrer des variations extrêmement rapides, compatibles avec la propagation d’une fissure orientée Est-Ouest près de la zone actuelle des évents, ce qui suggère une intrusion de magma dans cette région. L’essentiel de l’activité sismique s’est concentré dans la partie occidentale du cratère Halemaʻumaʻu et dans la partie Nord-Ouest de Kaluapele, la caldeira sommitale. Entre 20 h (heure d’Hawaï) hier soir et 3 h ce matin, l’inclinomètre Uēkahuna (UWD) a enregistré une inflation d’environ 38,5 microradians (valeur corrigée pour tenir compte d’un pic du signal provoqué par le séisme de magnitude 3,4). Depuis 3 h ce matin (heure d’Hawaï), l’inflation au sommet s’est stabilisée et l’activité sismique a diminué. La comparaison des images de webcam prises avant et après l’intrusion ne révèle ni nouvelle fissure au sol ni éruption de lave à un nouvel emplacement.
Source : HVO.
Photos : USGS , Hawaii Volcanoes National Park , USGS.
Italie , Stromboli :
Communiqué sur l’activité de Stromboli , 01 Octobre 2026 , 09:55 (07:55 UTC) .
L’Institut national de géophysique et de volcanologie (Osservatorio Etneo) communique que, d’après l’analyse des images du réseau de caméras de surveillance, on observe qu’un débordement de lave a débuté ce matin (01/10) depuis la zone des cratères Nord ; cette activité génère une coulée de lave modeste qui se divise en deux bras situés dans la partie supérieure de la Sciara del Fuoco. L’activité strombolienne ordinaire se poursuit dans les deux zones des cratères (Nord et Centre-Sud), tout comme le phénomène de « spattering » (projections de lave) dans la zone cratérique Nord, avec une intensité variable.
Sur le plan sismique, l’évolution temporelle de l’amplitude moyenne du trémor volcanique ne présente pas de variations significatives ; les valeurs se maintiennent, moyennant de faibles oscillations, dans la fourchette des valeurs moyennes. Une légère augmentation du taux d’occurrence des séismes d’explosion (« explosion quakes ») est signalée.
Aucune variation significative n’est relevée dans les séries temporelles des stations de surveillance des déformations du sol.
D’autres mises à jour seront communiquées en temps utile.
Source : INGV.
Photo : Stromboli stati d’animo / Sebastiano Cannavo
Alaska , Gareloi :
Avis d’activité volcanique de l’AVO/USGS
Niveau d’alerte volcanique actuel : VIGILANCE (ADVISORY)
Niveau d’alerte volcanique précédent : NORMAL
Code couleur aviation actuel : JAUNE
Code couleur aviation précédent : VERT
Émis le : jeudi 1er octobre 2026, à 08 h 42 AKDT
Source : Alaska Volcano Observatory (AVO)
Numéro de l’avis : 2026/A749
Localisation : 51° 47′ N, 178° 47′ O
Altitude : 5 161 pieds (1 573 m)
Zone : Îles Aléoutiennes
Résumé :
Une brève explosion isolée a été détectée dans les données géophysiques à 07 h 27 AKDT (15 h 27 UTC). Le code couleur aviation et le niveau d’alerte volcanique sont passés respectivement à JAUNE et VIGILANCE. On ignore si un panache de cendres a été produit en raison de la couverture nuageuse au-dessus du volcan.
Activité volcanique :
Une brève explosion isolée a été détectée dans les données géophysiques à 07 h 27 AKDT (15 h 27 UTC). En conséquence, l’AVO relève le code couleur aviation au niveau JAUNE et le niveau d’alerte volcanique au niveau VIGILANCE. On ignore si un panache de cendres volcaniques a été produit, car une couverture nuageuse s’élevant jusqu’à environ 20 000 pieds au-dessus du niveau de la mer masque le volcan. Si un panache de cendres a été produit, la quantité de cendres serait mineure en raison de la courte durée (moins d’une minute) de l’explosion. Les données infrasonores indiquent que l’explosion a probablement eu lieu au niveau du cratère Sud du mont Gareloi.
Le mont Gareloi est surveillé par un réseau local de sismographes et de capteurs d’infrasons, par des données satellitaires ainsi que par des réseaux régionaux de détection d’infrasons et de foudre.
Remarques :
Le mont Gareloi, qui constitue la totalité de l’île Gareloi, est un stratovolcan situé dans le groupe des îles Delarof (archipel des Aléoutiennes), à environ 2 000 km à l’Ouest-Sud-Ouest d’Anchorage et à environ 150 km à l’Ouest d’Adak, la localité la plus occidentale de l’Alaska. Ce petit volcan présente un diamètre de 10 × 8 km à sa base et possède deux sommets séparés par un col étroit. Le sommet Nord, légèrement plus élevé, abrite un cratère d’environ 300 m de diamètre. Le sommet Sud présente un cratère ouvert vers le Sud ainsi qu’une bouche de dégazage persistante (fumerolle) sur son bord occidental. Le Gareloi compte parmi les volcans les plus actifs des Aléoutiennes depuis les années 1740, avec 16 épisodes éruptifs signalés depuis 1760. En 1929, sa plus importante éruption historique a engendré seize petits cratères alignés du Sud vers le Sud-Est, s’étendant du sommet sud jusqu’à la côte, ainsi que des coulées de lave et des dépôts pyroclastiques sur le flanc Sud-Est du volcan. Les éruptions du Gareloi produisent généralement des nuages de cendres et des coulées de lave ; le principal risque est lié aux nuages de cendres en suspension, susceptibles de perturber le trafic aérien. Depuis l’installation d’instruments sismiques en 2003, de faibles signaux sismiques, mais constants, ont été détectés sous l’édifice du mont Gareloi.
Source : AVO.
Photo : Mann, Doerte / AVO / EarthScope Consortium.
Vanuatu , Ambrym :
Le Département de la météorologie et des géorisques du Vanuatu (VMGD) a signalé que l’éruption du volcan Ambrym s’est poursuivie du 21 au 29 septembre. Une anomalie thermique restait visible sur les images satellites, bien que son intensité diminuât progressivement. Lors d’un survol effectué le 28 septembre, des observateurs ont aperçu une lueur intense à travers la couverture nuageuse et au sein du panache volcanique s’élevant du cratère Marum. Des observations plus rapprochées ont révélé une activité explosive projetant des matériaux incandescents à grande hauteur au-dessus d’une bouche éruptive. Le niveau d’alerte est resté fixé à 2 (sur une échelle de 0 à 5). Le VMGD a appelé le public à ne pas pénétrer dans la zone de danger permanent « A », définie par un rayon de 1 km autour du cratère Benbow et un rayon de 2 km autour du cratère Marum (incluant les cratères Maben-Mbwelesu, Niri-Mbwelesu et Mbwelesu).
L’Ambrym est un vaste volcan basaltique doté d’une caldeira de 12 km de diamètre, formée il y a environ 1 900 ans lors d’une éruption plinienne majeure accompagnée de coulées pyroclastiques dacitiques. Une épaisse séquence de dépôts presque exclusivement pyroclastiques — dacitiques à la base puis basaltiques — recouvre les coulées de lave d’un volcan bouclier préexistant à la caldeira. Les éruptions postérieures à la formation de la caldeira, principalement issues des cônes Marum et Benbow, ont partiellement comblé le fond de la caldeira ; elles ont produit des coulées de lave qui se sont accumulées sur le sol ou ont débordé par des brèches du rempart de la caldeira. Ces éruptions ont également donné naissance à une série de cônes de scories et de maars le long d’un système de fissures orienté ENE-WSW. Des éruptions sont fréquemment signalées depuis 1774, bien qu’elles se soient limitées pour l’essentiel à des événements extérieurs à la caldeira susceptibles d’affecter les populations locales. Depuis 1950, une activité éruptive est observée presque chaque année, soit au niveau des cônes situés dans la caldeira, soit au niveau de bouches éruptives latérales.
Sources : Département de la météorologie et des géorisques du Vanuatu (VMGD), Unity Airlines Vanuatu , GVP.
Photo : Unity Airlines Vanuatu
Indonésie , Marapi :
Le Pusat Vulkanologi dan Mitigasi Bencana Geologi (PVMBG) a signalé qu’un événement éruptif au volcan Marapi (à Sumatra) a été enregistré le 26 septembre à 21 h 40. Les conditions météorologiques ont empêché toute observation par webcam. Selon les médias, l’événement s’est accompagné de fortes détonations et de grondements ; il a généré un panache de cendres s’élevant à 1 km au-dessus du sommet et a provoqué des projections de matériaux incandescents sur les flancs supérieurs, comme en témoignent des vidéos et des récits publiés sur les réseaux sociaux par des habitants. Des retombées de cendres ont été signalées dans la ville de Bukittinggi ; un habitant a publié une vidéo montrant des cendres tombant, à 22 h 57, sur le public d’un concert en plein air. Un autre événement éruptif, enregistré le 29 septembre à 17 h 35, n’a pas pu être confirmé visuellement en raison des conditions météorologiques. Le niveau d’alerte a été maintenu à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et la population a été invitée à se tenir à une distance de 3 km du cratère actif.
Observations sismiques
1 séisme d’éruption d’une amplitude de 19,5 mm et d’une durée de 27 secondes.
10 séismes d’émission d’amplitudes comprises entre 2,8 et 3,4 mm et de durées allant de 20 à 34 secondes.
14 trémors harmoniques d’amplitudes comprises entre 2,8 et 5,5 mm et de durées allant de 62 à 1209 secondes.
2 séismes de basse fréquence d’amplitudes comprises entre 2,8 et 3,1 mm et de durées allant de 17 à 20 secondes.
1 séisme volcanique superficiel d’une amplitude de 3,4 mm et d’une durée de 9 secondes.
1 séisme tectonique local d’une amplitude de 3,1 mm, et une durée de 15 secondes.
3 séismes tectoniques lointains d’amplitudes comprises entre 2,9 et 3 mm, et des durées allant de 62 à 97 secondes.
Recommandations
1. Il est conseillé aux communautés vivant à proximité du mont Marapi, ainsi qu’aux alpinistes, visiteurs et touristes, de ne pas pénétrer ni mener d’activités dans un rayon de 3 km autour du centre de l’éruption (cratère Verbeek) du mont Marapi.
2. Les communautés résidant près des vallées, des cours d’eau ou des berges prenant leur source au sommet du mont Marapi doivent rester vigilantes face à la menace potentielle de *lahars* (coulées de boue volcanique), susceptibles de se produire notamment durant la saison des pluies.
Sources : Pusat Vulkanologi dan Mitigasi Bencana Geologi (PVMBG, également connu sous le nom de CVGHM), Berita Satu, Pikiran Rakyat, PVMBG , GVP.
Photo : PVMBG ( archive)







