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23 Juin 2026. FR. Alaska : Kupreanof , Nouvelle Zélande : White Island , Indonésie : Semeru , Guatemala : Fuego , Philippines : Mayon . 

23 Juin 2026.

 

 

Alaska , Kupreanof :

COMMUNIQUÉ D’INFORMATION DE L’OBSERVATOIRE DES VOLCANS D’ALASKA (AVO) , Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS)
Lundi 22 juin 2026, 15 h 52 AKDT (lundi 22 juin 2026, 23 h 52 UTC)

56°45′ N 159°47’28 » O,
altitude du sommet : 6 217 pieds (1 895 m)
Niveau d’alerte volcanique actuel : VIGILANCE (ADVISORY)
Code couleur pour l’aviation actuel : JAUNE

Résumé :
L’activité sismique et les émissions de gaz se poursuivent sur le Kupreanof, accompagnées d’une déformation du sol récemment détectée ; ces phénomènes sont cohérents avec une intrusion de magma en cours sous le volcan.

Vue d’ensemble
L’activité sismique et les émissions de dioxyde de soufre (SO2) sur le mont Kupreanof sont restées élevées depuis le passage au code couleur JAUNE et au niveau de vigilance VIGILANCE (ADVISORY) le 12 mai.
De nouvelles mesures satellitaires de déformation ont mis en évidence un soulèvement de la surface du sol aux abords du volcan, survenu à un moment indéterminé depuis octobre 2025.
Les signaux sismiques, gazeux et de déformation sont attribuables à une intrusion magmatique sous le volcan. Le volcan reste au niveau JAUNE/VIGILANCE, et les données disponibles n’indiquent aucune éruption imminente.

Sismicité
L’agitation sismique débutée en février 2026 sous le mont Kupreanof  se poursuit. Depuis le passage au code couleur JAUNE et au niveau de vigilance VIGILANCE le 12 mai, l’activité sismique superficielle est restée soutenue, avec plus de 30 séismes de magnitude égale ou supérieure à 1. Les événements les plus importants à ce jour ont eu lieu les 15 et 16 juin, avec des magnitudes respectives de 3,2 et 3,6.

L’Observatoire des volcans d’Alaska (AVO) ne dispose pas de réseau de surveillance local au mont Kupreanof ; la sismicité est donc détectée grâce à des stations régionales. Le sismomètre opérationnel le plus proche est actuellement situé à 17 miles (27 km) à l’Est, sur le Veniaminof. L’absence de réseau de surveillance local et le nombre limité de stations régionales font que les séismes de faible magnitude (inférieure à 2) ne sont souvent ni détectés ni localisés, et que les localisations des séismes présentent des incertitudes relativement importantes. Les séismes les plus importants sous le Kupreanof peuvent également être analysés et signalés par l’Alaska Earthquake Center et le National Earthquake Information Center de l’U.S. Geological Survey. Les magnitudes et localisations sismiques fournies par ces organismes peuvent différer légèrement de celles de l’AVO en raison de différences de méthodologie. Le mont Kupreanof fait également l’objet d’une surveillance via des données satellitaires, des réseaux de détection des infrasons et de foudre à distance, ainsi que par des observations visuelles de pilotes et de marins passant à proximité du volcan.

Émissions de gaz
Depuis le 12 mai, des émissions de dioxyde de soufre ont été détectées par satellite à 13 reprises, avec des taux calculés allant de 100 à 800 tonnes par jour, des valeurs comparables à celles observées depuis le mois d’avril. Ces taux d’émission élevés sont cohérents avec le dégazage d’un nouveau magma situé à une profondeur relativement faible sous le volcan.

Déformation
Les données de déformation du sol obtenues par interférométrie radar satellitaire (InSAR) à la mi-juin — une fois la neige suffisamment fondue — et comparées à celles datant d’avant l’enneigement (30 septembre 2025), indiquent qu’un soulèvement du sol autour du volcan s’est produit au cours des huit derniers mois . La source de ce signal de gonflement se situe probablement à environ 6 km (3,7 miles) sous le niveau de la mer. Ces résultats sont compatibles avec une intrusion magmatique, ce qui concorde avec les données sismiques et les relevés de gaz.

 

Interprétations et risques
La nature et la localisation des séismes, les émissions de dioxyde de soufre observées et le nouveau signal de déformation indiquent qu’une intrusion de magma a eu lieu à une profondeur relativement faible sous le mont Kupreanof. Aucun changement majeur lié à cette intrusion n’a été observé au niveau des évents de vapeur d’un champ de fumerolles situé à environ 1 500 mètres (5 000 pieds) d’altitude, à l’Ouest du sommet. En raison de l’émission active de vapeur, une éventuelle activité éruptive pourrait être soit de type hydrothermal (provoquée par la vapeur), soit de type magmatique. Les intrusions de nouveau magma sous les volcans ne débouchent pas systématiquement sur des éruptions volcaniques. L’activité sismique, la déformation et les émissions de gaz du mont Kupreanof pourraient cesser sans qu’aucune éruption ne se produise. Si le magma remonte vers la surface, cela entraînera probablement une intensification de l’activité instable, se manifestant par une modification de la fréquence et du type de séismes, un réchauffement de la surface et une augmentation des émissions de gaz. Par conséquent, il est fort probable qu’une éventuelle éruption soit précédée de signes avant-coureurs permettant de donner l’alerte.

En cas d’éruption, les principaux dangers seraient liés aux coulées pyroclastiques, aux lahars (coulées de débris volcaniques), aux retombées de cendres et aux cendres volcaniques en suspension dans l’air. En raison de l’isolement du site, les coulées pyroclastiques n’affecteraient que des zones inhabitées, mais elles pourraient engendrer des lahars susceptibles d’envahir les cours d’eau situés au Nord et au Sud du volcan. Les zones susceptibles d’être touchées par les retombées et les cendres en suspension dépendent de la quantité de cendres produites, de leur altitude ainsi que de la direction et de la vitesse du vent au moment de l’éruption. Cela pourrait entraîner des retombées de cendres dans les eaux côtières et potentiellement affecter les populations de la région. Les nuages ​​de cendres en suspension, transportés par le vent pourraient perturber le trafic aérien régional et international.

Source : AVO.

Photos : Boyce, Ellie / Alaska Volcano Observatory / University of Alaska Fairbanks, Geophysical Institute , Miller, T. P. Alaska Volcano Observatory / Geophysical Institute .

 

 

Nouvelle Zélande , White Island :

Les émissions de vapeur et de gaz se poursuivent sur Whakaari/White Island. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2.
Publié : Mardi 23 juin 2026, 10 h 30

D’après les observations récentes issues d’images de webcams, d’un vol de mesure des gaz et d’imagerie satellitaire, l’activité sur Whakaari/White Island se poursuit avec des émissions de vapeur et de gaz. L’activité est restée stable au cours des deux derniers mois, sans aucune activité éruptive. Le niveau d’alerte volcanique demeure à 2 et le code couleur pour l’aviation à « Jaune ».

Depuis notre dernier bulletin du 7 avril 2026, aucun signe d’émission de cendres n’a été observé sur Whakaari/White Island, et les émissions de gaz sont restées à des niveaux faibles à modérés. Les observations réalisées lors d’un vol de mesure des gaz la semaine dernière, ainsi que les images des webcams situées sur le continent, ont confirmé que seules des émissions modérées à faibles de vapeur et de gaz s’échappent de l’évent actif. Les mesures effectuées durant ce vol ont révélé une baisse des niveaux de dioxyde de soufre (SO₂) et de dioxyde de carbone (CO₂) par rapport au vol précédent du 23 avril 2026.

Image du panache de vapeur et de gaz sur Whakaari/White Island, capturée lors de notre vol de mesure des gaz le 17 juin 2026.

Les données disponibles confirment que le volcan n’est pas en éruption actuellement et que l’activité globale reste faible. Le niveau d’alerte volcanique est donc maintenu à 2 (agitation modérée à accrue) et le code couleur pour l’aviation à « Jaune ». Une activité éruptive reste possible avec peu ou pas de signes avant-coureurs. D’éventuelles éruptions pourraient affecter le fond du cratère et les abords immédiats de l’île, tandis que des retombées de cendres sur le continent demeurent peu probables.

Le groupe de surveillance volcanique d’Earth Sciences New Zealand et le Centre national de surveillance des risques géologiques (National Geohazards Monitoring Centre) continuent de surveiller de près Whakaari/White Island pour détecter tout changement d’activité. En l’absence de capteurs sur l’île, notre surveillance de Whakaari/White Island repose toujours sur des caméras à distance, l’imagerie satellitaire et des vols périodiques d’observation et de mesure des gaz. Compte tenu de l’absence de données de surveillance en temps réel provenant de l’île, nous ne pouvons pas distinguer les niveaux d’alerte volcanique (VAL) 1 et 2. Par conséquent, Whakaari/White Island restera au moins au niveau VAL 2 tant que la surveillance *in situ* ne sera pas rétablie.

Source et photo : GeoNet / Oliver Lamb / Volcanologue de service.

 

 

Indonésie , Semeru :

Une éruption du mont Semeru a eu lieu le mardi 23 juin 2026 à 05 h 30 (heure de l’Ouest de l’Indonésie), avec une colonne de cendres s’élevant à environ 1 200 m au-dessus du sommet (soit environ 4 876 m au-dessus du niveau de la mer). La colonne de cendres, d’intensité modérée, présentait une coloration allant du blanc au gris et dérivait vers le Sud. Au moment de la rédaction de ce rapport, l’éruption était toujours en cours.

AVIS D ‘OBSERVATION DU VOLCAN POUR L’AVIATION – VONA

Émis le : 23 juin 2026
Volcan : Semeru (263300)
Code couleur aviation actuel : ORANGE
Code couleur aviation précédent : orange
Source : Observatoire volcanologique du Semeru
Numéro de l’avis : 2026SMR1243
Localisation du volcan : 08° 06′ 29″ S, 112° 55′ 12″ E
Région : Java oriental, Indonésie
Altitude du sommet : 11 763 pieds (3 676 m)

Résumé de l’activité volcanique :
Éruption avec panache de cendres volcaniques à 22 h 30 UTC (05 h 30 heure locale).

Hauteur du panache volcanique :
L’estimation la plus fiable du sommet du panache de cendres le situe à environ 15 603 pieds (4 876 m) au-dessus du niveau de la mer ou 3 840 pieds (1 200 m) au-dessus du sommet. La hauteur réelle pourrait être supérieure à ce qui est clairement observable. Source de la donnée d’altitude : observateur au sol.

Autres informations sur le panache volcanique :
Panache de cendres se déplaçant vers le Sud. Les cendres volcaniques observées sont de couleur blanche à grise. L’intensité des cendres volcaniques est jugée modérée.

Remarques :
Éruption enregistrée sur sismogramme avec une amplitude maximale de 22 mm et une durée maximale de 137 secondes.

Source : PVMBG.

Photo : afar tv ( archive)

 

 

Guatemala , Fuego :

Conditions atmosphériques : Ciel dégagé
Vent : Venant du Sud-Est
Précipitations : 11,9 mm

Activité
Au cours de la nuit et tôt le matin, un dégazage gris clair a été enregistré à une altitude de 4 300 mètres au-dessus du niveau de la mer  . On enregistre entre 7 et 11 explosions par heure — d’intensité faible à modérée, voire forte — projetant des colonnes de gaz et de cendres à des altitudes comprises entre 4 300 et 4 800 m. (14 107–15 748 pieds), lesquelles dérivent vers l’Ouest et le Nord-Ouest sur des distances pouvant atteindre 30 km.

Certaines explosions s’accompagnent de bruits, de grondements et de faibles ondes de choc. Des impulsions incandescentes sont observées la nuit, provoquant des retombées de matériaux incandescents autour du cratère et leur canalisation dans les ravines Seca, Taniluya, Ceniza, Las Lajas et Honda (entre autres), atteignant parfois la limite de la végétation. Des retombées de cendres fines sont également attendues dans les localités situées près du flanc Nord-Ouest du volcan et dans les zones environnantes. En cas de précipitations durant la journée, des ruissellements et/ou des lahars pourraient se produire ; il est recommandé de ne pas rester à l’intérieur ou à proximité de ces ravines lorsqu’il pleut sur l’édifice volcanique.

Source : Insivumeh .

Photo : Diego Rizzo.

 

 

Philippines , Mayon : 

Une effusion de lave accompagnée de courants de densité pyroclastiques (CDP) provoqués par des effondrements a été observée sur le volcan Mayon dans la nuit de dimanche, alors que celui-ci entamait son 167e jour d’éruption effusive.
L’Institut philippin de volcanologie et de sismologie (PHIVOLCS) a diffusé des images en accéléré de l’activité volcanique sur ses réseaux sociaux.

L’effusion de lave a été enregistrée entre 19 h 35 et 19 h 40 le dimanche 21 juin 2026.

PARAMÈTRES

Éruption :
Effusion de lave avec coulées dans les ravines de Basud (3,8 km), Bonga (3,2 km) et Mi-isi (1,8 km)
Sismicité :
12 séismes d’origine volcanique ; 258 éboulements rocheux
Lueur dans le cratère :
Visible (à l’œil nu)
Flux de dioxyde de soufre (SO2):
1 313 tonnes/jour (22 juin 2026)
Panache:
200 mètres au-dessus du cratère ; émission modérée ; dérive vers l’Est-Nord-Est et l’Est-Sud-Est
Déformation du sol:
Déflation à court terme de l’édifice avec une inflation sur une période plus courte au niveau du flanc Nord-Est

Sources : Phivolcs , GMA network .

Photo : Phivolcs.

 

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