16 Juin 2026.
Nouvelle Zélande , Ruapehu :
Point sur le Ruapehu : Légère augmentation du flux de chaleur et des émissions de gaz, petits séismes persistants sous le sommet. Le niveau d’alerte volcanique reste à 1. Publié : mardi 16 juin 2026 à 9h45
Depuis le dernier point de situation fin avril, le mont Ruapehu présente une agitation de faible intensité, caractérisée par de petits séismes persistants sous le sommet, de légères fluctuations de la température du lac de cratère Te Wai ā-moe et des émissions de gaz variables, mais généralement faibles à modérées. L’activité volcanique demeure dans la fourchette typique d’une agitation mineure. Le niveau d’alerte volcanique reste donc à 1.
La température du lac est restée stable ces quatre derniers mois (18–21,5 °C), avec des variations à court terme dues aux conditions météorologiques et à l’amplitude thermique diurne. Une tendance au réchauffement progressif est observée depuis la mi-mai, se traduisant également par une légère augmentation du flux de chaleur, passant d’un minimum de 40 MW le 10 mai à un maximum de 200 MW le 31 mai. Des remontées d’eau persistantes et des nappes de soufre continuent d’être observées lors des campagnes d’échantillonnage.
Les émissions de gaz sont faibles à modérées, et les mesures montrent de légères augmentations de SO₂ et de H₂S. Les récents prélèvements d’eau indiquent des changements mineurs, notamment une légère baisse du pH et des variations du rapport Mg/Cl, suggérant une légère augmentation des apports de fluides magmatiques. Ces changements restent modestes par rapport aux tendances à long terme.
La sismicité demeure faible mais persistante, avec de petits séismes sous le sommet et dans les zones environnantes. Une séquence continue de séismes répétés sous le sommet (plus de 700 événements) est en cours, la plupart étant trop faibles pour être localisés avec précision. Le niveau de trémor est faible, avec une brève augmentation observée début juin.
Ces observations sont compatibles avec un système hydrothermal dynamique et des apports intermittents de gaz et de chaleur volcaniques. L’activité du mont Ruapehu se situe dans la fourchette attendue lors d’une agitation volcanique mineure. Le niveau d’alerte volcanique reste donc à 1 et le code couleur pour l’aviation au vert.
Le Groupe de surveillance des volcans d’Earth Sciences New Zealand et le Centre national de surveillance des géorisques continueront de surveiller de près le Ruapehu afin de détecter tout changement d’activité. Nous vous tiendrons informés dès que de nouvelles informations seront disponibles ou que la situation évoluera.
Source : Geonet / Yannik Behr / Volcanologue de garde.
Photo : Geonet.
Indonésie , Dukono :
Une éruption du mont Dukono s’est produite le mardi 16 juin 2026 à 06h44 WIT avec une hauteur de colonne de cendres observée de ± 900 m au-dessus du sommet (± 1987 m au-dessus du niveau de la mer). Cette colonne, de couleur blanche à grise, présentait une forte intensité et se déplaçait vers le Sud-Est. Au moment de la rédaction de ce document, l’éruption était toujours en cours.
Observations sismiques
86 séismes d’éruptions d’amplitudes comprises entre 7 et 34 mm et d’une durée de 39,98 à 147,64 secondes.
75 séismes de basse fréquence d’amplitudes comprises entre 4 et 6 mm et d’une durée de 28,63 à 39,76 secondes.
Un séisme volcanique profond d’amplitude 7 mm, et d’une durée de 14,28 secondes.
Trois séismes tectoniques distants d’amplitudes comprises entre 7 et 34 mm, et d’une durée de 51,4 à 269,79 secondes.
Un séisme de type trémor continu d’amplitude comprise entre 1 et 6 mm, principalement de 2 mm.
Recommandations
(1) Il est conseillé aux résidents vivant autour du mont Dukono et aux visiteurs/touristes de s’abstenir de toute activité, escalade ou approche du cratère Malupang Warirang dans un rayon de 4 km.
(2) Étant donné que les éruptions volcaniques avec projection de cendres sont périodiques et que la dispersion des cendres dépend de la direction et de la force du vent, la zone de couverture de cendres n’est pas constante, il est recommandé aux populations vivant autour du mont Dukono de toujours se munir de masques couvrant le nez et la bouche afin de se protéger des risques respiratoires liés aux cendres volcaniques.
Source et photo : PVMBG.
Argentine / Chili , Nevados de Chillán :
RAPPORT SPÉCIAL SUR L’ACTIVITÉ VOLCANIQUE , 15 juin 2026
Le Service géologique et minier argentin (SEGEMAR), par l’intermédiaire de son Observatoire de surveillance volcanologique argentin (OAVV) et en collaboration avec l’Observatoire volcanologique des Andes méridionales (OVDAS) du Chili, signale qu’une augmentation de l’activité de surface associée au complexe volcanique du Nevados de Chillán a été enregistrée dans la matinée du lundi 15 juin 2026.
Tout au long de la journée, au moins cinq (5) impulsions de matériaux pyroclastiques provenant du cratère actif le plus récent ont été enregistrées, avec une hauteur maximale estimée à 160 m au-dessus du rebord du cratère, comme précédemment signalé par le REAV. La dispersion de ces matériaux s’est principalement dirigée vers le Sud-Est (SE). Par la suite, cette activité de surface s’est poursuivie avec des émissions constantes, principalement gazeuses, provenant du cratère actif.
Pour cette raison, et à titre préventif, l’Observatoire volcanologique chilien (OVDAS) a relevé le niveau d’alerte technique du complexe volcanique du Nevados de Chillán au niveau JAUNE. L’Observatoire volcanologique argentin (OAVV) restera en contact permanent avec l’OVDAS, signalant toute évolution de l’activité volcanique et tout impact potentiel sur le territoire argentin.
OBSERVATIONS :
Depuis fin février 2026, les stations de surveillance installées à proximité du complexe volcanique du Nevados de Chillán, appartenant à l’OVDAS, ont enregistré une augmentation soutenue de la sismicité liée à la dynamique des fluides. De ce fait, et compte tenu de l’historique de l’activité de surface lors du dernier cycle éruptif de ce volcan, entre 2015 et 2022, des explosions de faible magnitude au niveau du cratère actif sont attendues, affectant les environs immédiats dans un rayon de 1 km, entièrement en territoire chilien. Les risques associés à ce type d’activité comprennent l’éjection de pyroclastes balistiques, de cendres et de gaz volcaniques. Cependant, la dispersion des cendres sur de plus grandes distances ne peut être exclue. Au moment de la rédaction de ce rapport, aucune modification significative de la sismicité n’a été observée. Toutefois, la survenue de nouveaux épisodes aux caractéristiques similaires ou d’énergie supérieure ne peut être écartée, compte tenu de la faible efficacité sismique enregistrée pour ces impulsions. L’activité de surface et les panaches de gaz contenant des matériaux pyroclastiques témoignent d’une augmentation de l’activité de surface du système. Cette situation pourrait être liée à de nouvelles conditions d’instabilité, possiblement associées au système hydrothermal durant ces phases initiales. Il est à noter que, selon les informations fournies par le Centre consultatif sur les cendres volcaniques (CACV) du Service météorologique national (SMN), aucune cendre volcanique n’a été détectée en suspension au-delà de la frontière entre l’Argentine et le Chili, et aucun impact n’a été constaté à ce jour sur la population située en territoire argentin.
CONCLUSIONS
Le niveau d’alerte technique est relevé. La surveillance et la coopération conjointe se poursuivront avec l’Observatoire volcanologique des Andes méridionales (OVDAS) du Chili, ainsi qu’avec les autorités locales et provinciales, et en coordination constante avec l’Agence fédérale des situations d’urgence (AFE), dans le cadre de notre Système national de gestion intégrée des risques (SINAGIR). Tout changement sera signalé.
Source : Segemar.
Photo : Sernageomin.
Guatemala , Fuego :
Conditions atmosphériques : Ciel dégagé
Vent : Nord-Est
Précipitations : 44,5 mm
Activité :
Durant la nuit et tôt le matin, des explosions d’intensité faible à modérée ont été enregistrées, accompagnées de colonnes de cendres atteignant des hauteurs comprises entre 4 200 et 4 500 mètres au-dessus du niveau de la mer. Ces cendres se sont dispersées au Sud-Ouest du complexe volcanique sur une distance d’environ 25 kilomètres.
Des chutes de cendres ont été signalées à San Pedro Yepocapa. Des avalanches ont également été observées sur les flancs Ouest, Sud-Ouest et Sud, certains blocs atteignant la végétation. Certaines explosions génèrent des grondements, des ondes de choc et des bruits semblables à ceux d’une locomotive. En raison de cette activité, il est dangereux de rester sur le plateau à cause du risque de chutes de débris balistiques. Les conditions météorologiques sont propices à des températures basses et pourraient apporter de la pluie dans l’après-midi et en soirée.
Source : Insivumeh.
Photo : Afar tv.
Islande , Bárðarbunga :
400 séismes enregistrés sous le Bárðarbunga.
Le code couleur d’alerte aérienne pour ke Bárðarbunga reste jaune, l’incertitude demeurant quant à l’évolution de l’activité volcanique. Selon l’Institut météorologique islandais, une alerte jaune indique une activité volcanique accrue, supérieure à son niveau de fond habituel.
Dans un communiqué de l’Institut météorologique islandais, environ 400 séismes ont été détectés sous le Bárðarbunga depuis le début de l’essaim sismique, hier soir peu après 20h.
Le séisme le plus important a atteint une magnitude de 4,8, et l’activité sismique a été la plus forte jusqu’aux alentours de 3h du matin.
L’activité se poursuit dans la région.
L’Institut météorologique précise que cet essaim sismique est parmi les plus puissants observés depuis la dernière agitation volcanique du Bárðarbunga, entre 2014 et 2015, lors de l’éruption de Holuhraun. L’activité sismique se poursuit dans la région, bien que l’essaim semble perdre en intensité. « Il est trop tôt pour déterminer si l’essaim s’est terminé », précise le communiqué.
Le dernier essaim sismique comparable sous le Bárðarbunga remonte à janvier 2025.
Source : Iceland monitor
Photo : Þórður Arnar Þórðarson





