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16 Septembre 2026. FR. Hawaii : Kilauea , Italie / Sicile : Etna , Italie : Stromboli , Colombie : Chiles / Cerro Negro , Indonésie : Lewotobi Laki-laki .

16 Septembre 2026.

 

 

Hawaii , Kilauea :

RAPPORT D’ACTIVITÉ DE L’OBSERVATOIRE DES VOLCANS D’HAWAÏ (HVO), Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS)
Mardi 15 septembre 2026, 14 h 11 HST (mercredi 16 septembre 2026, 00 h 11 UTC)

19°25’16 » N 155°17’13 » O,
Altitude du sommet : 4 091 pieds (1 247 m)
Niveau d’alerte volcanique actuel : ATTENTION (WATCH)
Code couleur actuel pour l’aviation : ORANGE

Résumé :
De nouvelles bouches éruptives se sont ouvertes la nuit dernière sur le site de l’éruption au sommet du Kīlauea. La région sommitale du Kīlauea subit une mise en pression dépassant le seuil nécessaire au déclenchement d’un épisode de fontaines de lave. D’autres changements concernant le type d’activité ou l’emplacement de l’éruption pourraient potentiellement survenir.

Historique de l’éruption :
Cinquante-quatre épisodes de fontaines de lave ont eu lieu depuis le début de l’éruption au sommet du Kīlauea, dans le cratère Halemaʻumaʻu, fin décembre 2024. Chaque épisode a été précédé d’une phase de gonflement du sommet (inflation) due à l’accumulation de magma dans la chambre superficielle située sous le cratère Halemaʻumaʻu, suivie d’un dégonflement rapide (deflation) lors de l’activité de fontaines de lave. De nouveaux épisodes de fontaines surviennent généralement lorsque le gonflement compense la perte de volume subie lors de l’épisode précédent, indiquant que le système s’est remis sous pression. Ce schéma répétitif, associé à une inflation uniforme mesurée par les inclinomètres du sommet, a permis à l’Observatoire des volcans d’Hawaï (USGS) de suivre la mise en pression nécessaire au déclenchement des fontaines et d’établir des prévisions sur plusieurs jours concernant le début de l’activité pour environ 50 de ces épisodes.

Cette vue du complexe d’évents éruptifs du cratère Halemaʻumaʻu, prise dans la matinée du 15 septembre, montre les nouvelles fissures apparues dans la nuit du 14 septembre 2026. Le complexe d’évents principal, au centre de la photo, comprend les évents Nord, Sud et Ouest ; ceux-ci dégagent visiblement des gaz depuis une structure en forme de bouclier située sur le plancher du cratère. À droite de ce complexe principal, les nouvelles fissures sont signalées par une autre zone de dégazage visible sur la paroi Nord-Ouest du cratère Halemaʻumaʻu. Situées environ 45 mètres (150 pieds) en contrebas de l’évent Nord, ces nouvelles fissures ont alimenté les coulées de lave d’un gris plus clair présentes sur le fond du cratère.

Description de l’activité actuelle :
Les données provenant des inclinomètres et des instruments GPS (Global Positioning System) installés au sommet indiquent que la région sommitale est soumise à une forte pression. Cette mise en pression pourrait résulter de l’augmentation de la hauteur — environ 500 pieds (150 mètres) — du complexe de bouches éruptives Nord-Sud-Ouest depuis le début de l’éruption, le 23 décembre 2024. L’ouverture de nouvelles bouches la nuit dernière et ce matin, au Nord du complexe éruptif établi dans le cratère Halemaʻumaʻu, semble être une réponse à cette mise en pression. Les nouvelles bouches éruptives se situent environ 45 mètres (150 pieds) en dessous du niveau de la bouche Nord. Elles se sont ouvertes sans activité sismique majeure, bien qu’elles se trouvent dans la zone où un essaim de courte durée de séismes superficiels s’est produit, entre 21 h 15 et 21 h 25 (heure d’Hawaï) dans la nuit du 13 septembre.

La réinflation actuelle du sommet, qui a précédé ce changement d’activité, a été très irrégulière depuis l’épisode de fontaines de lave n° 54 du 25 août ; elle s’avère difficile à modéliser en raison de dégonflements répétés et de périodes sans inflation. Le 7 septembre, les inclinomètres sommitaux ont indiqué que la pression dans la chambre magmatique du cratère Halemaʻumaʻu avait dépassé le seuil généralement observé pour déclencher un épisode de fontaines de lave. Depuis cette date, le nombre de séismes de faible magnitude a commencé à augmenter dans la zone sommitale du Kīlauea, probablement en lien avec la hausse générale de la pression dans la chambre magmatique du cratère Halemaʻumaʻu. Près de 100 séismes ont été localisés depuis le 7 septembre dans trois zones principales : à environ 1,5 km (0,9 mile) sous le cratère Halemaʻumaʻu (y compris sur le flanc Nord-Ouest où sont apparues les nouvelles bouches), à environ 3 km (1,8 mile) de profondeur juste au Sud du cratère Halemaʻumaʻu, et à 1,5 km (0,9 mile) de profondeur sous le cratère Keanakākoʻi, sur le flanc Sud-Est de la caldeira. La plupart des séismes avaient une magnitude inférieure à 2, bien que le plus important ait atteint une magnitude de 2,6 le 11 septembre.

Aucune fontaine de lave de grande hauteur n’a encore été observée ; en revanche, des coulées de lave plus modestes, faisant office de précurseurs, ont jailli de la bouche Nord à plus de 104 reprises entre le 7 et le 12 septembre. Depuis, des projections intermittentes de fragments de lave (spatter) survenues entre le 13 et le 15 septembre ont édifié un petit cône de projections autour de la bouche nord ; sa hauteur a été mesurée entre 11 et 12 mètres (36 à 39 pieds) dans l’après-midi du 14 septembre. La nuit dernière (14 septembre), de la lave a jailli de fissures situées sur la paroi Nord-Ouest du cratère Halemaʻumaʻu et à sa base, juste au Nord du complexe de bouches éruptives, l’activité ayant débuté peu avant 21 h 00 (heure d’Hawaï). Aucune projection de fontaines de lave n’a été associée aux nouvelles bouches éruptives, qui continuent aujourd’hui d’alimenter une petite coulée dans le coin Nord-Ouest du fond du cratère. Des coulées précurseures se produisent depuis maintenant huit jours, ce qui représente la période la plus longue enregistrée au cours de cette éruption.

Aucune activité inhabituelle n’a été détectée dans les zones de rift Sud-Ouest ou Est du Kīlauea. Toute l’activité est restée confinée à la zone sommitale du Kīlauea, au sein du parc national des volcans d’Hawaï (Hawaiʻi Volcanoes National Park).

Le 14 septembre, de nouvelles fissures sont apparues à la base de la paroi Nord-Ouest du cratère Halema‘uma‘u, au nord des évents à fontaines de lave épisodiques actifs depuis le 23 décembre 2024 au sommet du Kīlauea. Ces fissures ont émis des coulées de lave de type pāhoehoe sur le fond du cratère — visibles ici avec un aspect argenté —, comme l’a constaté ce matin, 15 septembre, l’Observatoire des volcans d’Hawaï (USGS) lors d’un survol. Les évents à fontaines de lave sont visibles dans la partie supérieure gauche de l’image ; ils continuent d’émettre un panache de gaz volcaniques. 

Interprétation :
Le système d’alimentation magmatique reliant les bouches éruptives du cratère Halemaʻumaʻu à la chambre magmatique superficielle sous-jacente est demeuré remarquablement stable durant la majeure partie de cette éruption. Au début de l’épisode de fontaines de lave n° 30, le 6 août 2025, des séismes et des déformations du sol survenus au niveau de la bordure Sud du cratère Halemaʻumaʻu ont été associés à l’ouverture d’une nouvelle fissure sur le flanc Sud du cratère ; celle-ci n’a été active que brièvement, durant cet épisode 30. Des séismes ont précédé de quelques minutes à quelques heures le début de l’activité éruptive de cette nouvelle fissure. Cette bouche s’est ouverte environ 10 minutes avant le début des fontaines de lave et a cessé d’émettre de la lave quelque deux heures après le commencement de l’épisode. Le sommet du Kīlauea a subi un dégonflement rapide durant l’épisode de fontaines de lave n° 30, et la fissure située sur le flanc Sud du cratère Halemaʻumaʻu n’a plus connu d’activité éruptive par la suite.

La lueur et les projections de lave observées durant la nuit au niveau des évents Nord, Sud et Ouest indiquent que les conduits restent intacts et reliés à la chambre magmatique sous-jacente, malgré l’ouverture de nouveaux évents à proximité la nuit dernière. Le trémor volcanique, signal sismique dominant de cette éruption, s’est également poursuivi. Bien que de nombreux épisodes de fontaines de lave soient précédés d’écoulements de lave ou de projections visibles, cette phase d’activité préliminaire est désormais la plus longue observée depuis le début des hautes fontaines consécutives à l’épisode 4 (15-18 janvier 2025). La fréquence des séismes a légèrement diminué au cours de la dernière journée, mais la région sommitale du Kīlauea reste soumise à une forte pression interne, malgré l’ouverture de nouveaux évents la nuit dernière. Ces nouveaux évents se situent à une altitude inférieure à celle du complexe éruptif principal du cratère Halemaʻumaʻu, ce qui pourrait favoriser une éruption de lave continue et prolongée. Toutefois, le maintien d’une pression élevée pourrait également entraîner d’autres changements, décrits ci-dessous.

Évolutions possibles
L’impact de la montée en pression au sommet du Kīlauea et de l’activité sismique sur le prochain épisode de fontaines de lave — s’il doit y en avoir un — est inconnu à ce stade. Il est impossible de prédire avec exactitude l’évolution de cette activité. Néanmoins, certains scénarios potentiels sont décrits ci-dessous en se basant sur les éruptions épisodiques passées du Kīlauea (éruptions de Puʻuʻōʻō en 1983 et de Maunaulu en 1969). Ces éruptions s’étaient poursuivies après la fin des épisodes de fontaines de lave, avec l’ouverture de fissures à proximité donnant lieu à des écoulements de lave plus continus.

L’éruption devient continue au niveau des nouveaux évents :
La lave pourrait continuer à jaillir des évents du cratère Halemaʻumaʻu, sous forme d’écoulements ou de projections, pour une durée indéterminée. La persistance d’une activité de faible intensité depuis le 7 septembre et l’ouverture de nouveaux évents pourraient signaler une transition vers une éruption de lave plus continue au sein du cratère Halemaʻumaʻu, à partir des évents existants. Le seul scénario comparable est le début de l’épisode 48 de l’éruption de Puʻuʻōʻō : une montée en pression avait alors précédé un nouvel épisode de fontaines de lave, mais au lieu de voir apparaître des fontaines, une nouvelle fissure s’était ouverte en aval (dans le prolongement de la zone de rift) par rapport à Puʻuʻōʻō et avait commencé à émettre de la lave en continu.

Reprise des fontaines de lave :
Par ailleurs, un épisode de fontaines de lave jaillissant d’un évent existant dans le cratère Halemaʻumaʻu pourrait débuter à tout moment durant cette période de montée en pression. Avant l’épisode 35 de l’éruption de Puʻuʻōʻō, une fissure s’était ouverte en amont de l’évent principal avant même le début des fontaines ; cette activité s’était poursuivie pendant deux semaines après la fin de l’épisode de fontaines. Les épisodes de fontaines classiques avaient repris une fois cette phase prolongée terminée.

Formation de nouveaux évents dans la zone sommitale :
Le magma pourrait se frayer un nouveau chemin vers la surface à faible profondeur, ce qui risquerait d’entraîner l’apparition d’autres évents émettant de la lave au sein de la caldeira sommitale. Dans ce scénario, on s’attendrait à observer des séismes — potentiellement très localisés — ainsi que des modifications des schémas de déformation du sol indiquant la formation de fissures superficielles. Ce phénomène rappellerait la formation du nouvel évent survenue lors de l’épisode 30, le 6 août 2025, lorsqu’une fissure dans la paroi Sud-Ouest du cratère Halemaʻumaʻu avait brièvement émis de la lave.

Intrusion dans les parties supérieures de la zone de rift sud-ouest ou de la zone de rift est :
Le magma pourrait migrer vers la partie supérieure de la zone de rift Sud-Ouest ou de la zone de rift Est, situées dans le parc national des volcans d’Hawaï (Hawaiʻi Volcanoes National Park). Dans ce scénario, on s’attendrait à une période prolongée d’activité sismique accrue, avec une migration des séismes depuis le sommet vers une zone de rift, accompagnée de déformations du sol témoignant d’une déflation de la chambre magmatique sommitale.

Source : HVO.

Photos : USGS / C. Gansecki. USGS / M. Zoeller. USGS.

Italie / Sicile , Etna :

BULLETIN HEBDOMADAIRE, du 07 Septembre 2026 au 13 Septembre 2026 (date d’émission : 15 Septembre 2026)

SYNTHÈSE DE L’ÉTAT D’ACTIVITÉ

À la lumière des données de surveillance, on note :
1) OBSERVATIONS VOLCANOLOGIQUES : Activité de dégazage à régime variable au niveau des cratères sommitaux, associée à des émissions de cendres quasi continues depuis le Cratère Nord-Est ; activité strombolienne faible et discontinue ainsi que des émissions sporadiques de cendres depuis le cratère Bocca Nuova.
2) SISMOLOGIE : Activité sismique de fracturation faible : un seul événement a atteint le seuil de ML ≥ 2,0. Amplitude du trémor comprise entre les niveaux bas et moyen.
3) INFRASONS : Activité infrasonore de faible énergie avec des fréquences d’occurrence variant entre les niveaux bas et très élevé.
4) DÉFORMATIONS DU SOL : Les signaux des réseaux de surveillance des déformations du sol n’ont montré aucune variation significative.
5) GÉOCHIMIE : Flux de SO2 à un niveau moyen.
Flux de CO2 du sol (Etnagas) : valeurs moyennes.
Pression partielle de CO2 dissous dans la nappe (Réseau EtnaAcque) : aucune mise à jour.
Rapport isotopique de l’hélium sur les sites périphériques : aucune mise à jour ; la dernière donnée indiquait des valeurs élevées (26 août 2026).
6) OBSERVATIONS SATELLITAIRES : L’activité thermique observée par satellite dans la zone sommitale est restée généralement faible.
7) AUTRES OBSERVATIONS : Les données du réseau RADONETNA au cours du mois de septembre 2026 ont révélé des anomalies sur les sites du flanc Sud, précédant de quelques jours celles observées sur les sites du flanc Nord.

OBSERVATIONS VOLCANOLOGIQUES
Au cours de la semaine, la surveillance de l’activité volcanique de l’Etna a été effectuée grâce à l’analyse des images provenant des caméras de surveillance de l’INGV –Osservatorio Etneo (INGV-OE). Entre le 12 et le 13 septembre, les observations ont été fortement limitées par une couverture nuageuse dense.

Dans l’ensemble, la période d’observation a été marquée par des émissions de cendres quasi continues depuis le Cratère Nord-Est (CNE ), dont l’intensité a varié au cours de la semaine. Les cendres issues du CNE ont été émises de manière pulsatile et ont atteint une altitude d’environ 4 000 m, se dispersant au-delà de la zone sommitale vers les secteurs Est et Sud.
Les 7 et 8 septembre, le cratère Bocca Nuova (BN) a également été actif, produisant depuis le BN1 des émissions de cendres qui se sont elles aussi dispersées au-delà de la zone sommitale. Le Cratère Sud-Est (CSE ) et le Cratère Voragine (VOR ) ont principalement été le siège d’un dégazage de type fumerolien.

Source : INGV

Photo : INGV

Italie , Stromboli :

BULLETIN HEBDOMADAIRE, du 07 Septembre 2026 au 13 Septembre 2026 (date d’émission : 15 Septembre 2026)

SYNTHÈSE DE L’ÉTAT D’ACTIVITÉ

À la lumière des données de surveillance, on note :

1) OBSERVATIONS VOLCANOLOGIQUES : Activité éruptive ordinaire de type strombolien sur les deux zones du cratère. La fréquence de l’activité explosive totale — incluant la zone du cratère Nord et la zone du cratère Centre-Sud — se situe à un niveau moyen-bas, avec une intensité d’explosion faible dans les deux zones.
2) SISMOLOGIE : Les paramètres sismologiques surveillés ne présentent pas de variations significatives.
3) DÉFORMATIONS DU SOL : Les signaux provenant des réseaux de surveillance des déformations du sol n’ont montré aucune variation significative.
4) GÉOCHIMIE : Flux de SO2 à un niveau moyen.
Flux de CO2 du sol (zone Pizzo – STR02) : aucune mise à jour.
Rapport C/S dans le panache : aucune mise à jour.
Rapport isotopique de l’hélium (R/Ra) : en augmentation, atteignant des valeurs très élevées.
Flux de CO2 du sol dans la zone de San Bartolo : valeurs élevées.
Flux de CO2 du sol dans la zone de Scari : aucune mise à jour.
5) OBSERVATIONS SATELLITAIRES : L’activité thermique observée par satellite dans la zone sommitale est restée généralement faible, avec quelques anomalies isolées de niveaux moyen et élevé.

OBSERVATIONS VOLCANOLOGIQUES

Observations de l’activité explosive captée par les caméras de surveillance
Au cours de la semaine d’observation, l’activité éruptive du Stromboli a été caractérisée grâce à l’analyse des images enregistrées par les caméras de surveillance de l’INGV-OE situées à 190 m au-dessus du niveau de la mer et à Punta dei Corvi (respectivement SCT-SCV et SPCT). Les explosions dans les zones des cratères  Nord et Centre-Sud ont principalement produit des matériaux fins mêlés à des matériaux grossiers (lapilli et bombes ; zone N et zone CS).
La ​​fréquence moyenne des explosions dans la zone N s’est située dans la moyenne, et l’intensité s’est maintenue à un niveau majoritairement bas. Dans la zone CS, la fréquence moyenne des explosions s’est située à un niveau bas et l’intensité de l’activité explosive est restée généralement faible. La fréquence moyenne horaire journalière totale (zone N + zone CS) des explosions s’est établie à un niveau moyen-bas.

Source : INGV

Photo : Stromboli stati d’animo / Sebastiano Cannavo.

 

 

Colombie , Chiles / Cerro Negro :

San Juan de Pasto, le 15 septembre 2026, 18 h 30.

Dans le cadre du suivi de l’activité du complexe volcanique Chiles-Cerro Negro (CVCCN), le Service géologique colombien (SGC), organisme rattaché au ministère des Mines et de l’Énergie,
signale ce qui suit :

Pour la période allant du 8 au 14 septembre 2026, les principales variations des paramètres surveillés, par rapport à la semaine précédente, ont été les suivantes :
● Dans le contexte du comportement fluctuant de ce complexe volcanique, l’activité sismique a enregistré une légère augmentation de la fréquence des séismes ; les événements les plus fréquents au cours de la semaine ont été ceux associés à des processus de fracturation de la roche, suivis par des événements liés à la dynamique des fluides provenant d’une source persistante. Les niveaux d’énergie sont restés comparables à ceux de la semaine précédente.

● Dans l’ensemble, la sismicité s’est concentrée vers les secteurs Ouest, Sud et Sud-Est de l’édifice volcanique du Chiles, à des distances allant jusqu’à 5,6 km, à des profondeurs atteignant 8,6 km par rapport au sommet (4 700 m au-dessus du niveau de la mer) et avec une magnitude maximale de 1,7. Quelques événements ont été localisés plus à l’écart, à des distances allant jusqu’à 10,5 km à l’est et 19,8 km au Sud-Est du volcan Chiles respectivement, avec des profondeurs maximales de 8 km par rapport au sommet du volcan et une magnitude maximale de 1,9. Aucun séisme n’a été ressenti par les habitants de la zone d’influence du volcan.
● L’analyse des données recueillies par des capteurs satellitaires et des stations au sol a continué de mettre en évidence des variations associées à des processus de déformation dans la zone volcanique.

Sur la base de l’évaluation et de la corrélation des paramètres surveillés, le SGC recommande de suivre attentivement leur évolution via les bulletins hebdomadaires et les autres informations diffusées par nos canaux officiels, ainsi que de respecter les consignes des autorités locales et départementales et celles de l’Unité nationale pour la gestion des risques de catastrophe (UNGRD).
L’activité volcanique se maintient au niveau d’alerte jaune : volcan actif présentant des changements de comportement par rapport au niveau de base des paramètres surveillés, et autres manifestations.

Source et photo : SGC.

 

 

Indonésie , Lewotobi Laki-laki :

Baisse du niveau d’activité du volcan Lewotobi Laki-laki (NTT), passant du niveau III (Alerte/Siaga) au niveau II (Vigilance/Waspada) à compter du 16 septembre 2026 à 08 h 00 WITA.

Après une intensification de l’activité observée depuis mai 2026, le volcan Lewotobi Laki-laki a globalement présenté une tendance à la baisse à l’approche de la mi-septembre 2026. Ce recul de l’activité volcanique se manifeste par une diminution des éruptions en surface, l’absence d’enregistrement de séismes éruptifs depuis le début du mois de septembre, une réduction de certains types de sismicité superficielle et l’absence de signes d’inflation dans les données de déformation recueillies par GNSS et inclinomètre. Néanmoins, une activité volcanique interne persiste et le risque d’éruption demeure, bien qu’à une échelle plus réduite.

Sur le plan visuel, l’activité éruptive a diminué par rapport à la période précédente. Une éruption générant un panache de cendres s’élevant à environ 2 500 mètres au-dessus du sommet a eu lieu le 27 août 2026 à 08 h 30 WITA, tandis que l’éruption la plus récente — survenue le 31 août 2026 à 12 h 53 WITA — a produit un panache d’environ 300 mètres au-dessus du sommet. Aucune autre activité éruptive n’a été observée entre cet événement et la période d’évaluation de la mi-septembre. Au début du mois de septembre, l’activité de surface était dominée par des émissions blanches s’échappant du bord du cratère principal, d’une intensité allant de faible à modérée et s’élevant à environ 50 à 200 mètres au-dessus du sommet.

Une surveillance par drone effectuée le 10 septembre 2026 a permis d’observer clairement l’état du cratère. Les images aériennes n’ont révélé aucune trace de bouchon de lave au sein du cratère sommital du Lewotobi Laki-laki. Cela indique que le cratère demeure relativement ouvert, sans signe de formation d’un bouchon de lave susceptible d’entraîner une accumulation importante de pression au sommet du conduit. Les données sismiques montrent qu’aucun séisme éruptif n’a été enregistré depuis le 1er septembre 2026 ; les séismes d’émission et les événements à basse fréquence (LF) présentent une tendance à la baisse, tandis que les trémors non harmoniques n’ont pas connu d’augmentation significative.

Une analyse et une évaluation approfondies indiquent que l’activité du volcan Lewotobi Laki-laki est en baisse. L’activité éruptive a diminué et la surveillance par drone ne révèle aucun signe de formation d’un bouchon de lave dans le cratère. Les données sismiques n’indiquent aucune augmentation significative de l’énergie sismique, et les données de déformation GNSS ne montrent aucune inflation suggérant une hausse de la pression interne du volcan.

Sur la base de l’analyse des observations visuelles et instrumentales, l’activité du mont Lewotobi Laki-laki est considérée comme étant en baisse par rapport à la situation précédente. Compte tenu de cette évolution, le niveau d’activité du mont Lewotobi Laki-laki a été abaissé du niveau III (Alerte/Siaga) au niveau II (Vigilance/Waspada).

Au niveau d’activité II (Vigilance/Waspada), les résidents locaux ainsi que les visiteurs et touristes ne doivent mener aucune activité dans un rayon de 4 km autour du centre de l’éruption.

Source et photo : PVMBG.

 

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