22 Février 2026.
Ile de la Réunion , Piton de la Fournaise :
Communiqué de l’ Institut de physique du globe de Paris / Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise. 22 Février 2026 – 9h15 heure locale – 5h15 heure UTC.
Éruption en cours
L’éruption débutée le 13 février 2026, un peu après 10h (heure locale), au Piton de la Fournaise se poursuit.
Un seul site éruptif reste actuellement actif sur le flanc Sud-Sud-Est du volcan avec des fontaines toujours visibles depuis le Piton de Bert . Un cône est en cours de formation par accumulation des projections de lave .
Prise de vue sur le site éruptif depuis la webcam de l’IRT située à Piton Bert (heure TU : heure locale -4h) (©OVPF-IPGP).
La sismicité sous le sommet est en baisse mais se maintient . Ainsi, depuis le 14 février, 338 séismes volcano-tectoniques superficiels ont été enregistrés sous la zone sommitale entre 1,6 et 2,1 km de profondeur .
Les déformations de surface depuis les premiers jours de l’éruption indiquaient une déflation de la zone sommitale liée à la vidange rapide du réservoir magmatique superficiel (localisé aux alentours de 1,5-2 km de profondeur) alimentant en magma le site éruptif . Un changement de tendance, avec l’amorce d’une inflation, semble se dessiner sur les stations GNSS sommitales ; ce paramètre sera à confirmer ces prochains jours. De nouvelles ouvertures de fissures restent possibles.
De nombreux éboulements sont toujours enregistrés. Leur nombre est en augmentation à la fois au niveau du cratère Dolomieu et au niveau du cône en formation sur le site éruptif .
L’intensité du trémor éruptif (indicateur de l’émission de lave et de gaz en surface) a légèrement diminué hier (le 21/02/2026) vers 13h heure locale (9h heure UTC ).
Les débits en surface, estimés à partir des données satellites, via les plateformes HOTVOLC (OPGC – Université Clermont Auvergne ) et MIROVA (Université de Turin) ont montré des valeurs au cours des dernières 24h comprises entre 1 et 12 m3 /sec. A noter qu’en fonction de la couverture nuageuse, ces estimations peuvent varier rapidement et être nulles en cas
d’ennuagement total.
Le front de la coulée de lave reste figé dans la partie basse des Grandes Pentes à environ 2,6 km de la route et à 660 m d’altitude. Les parties actives de la coulée se concentrent désormais toujours à proximité du site éruptif avant le cassé des Grandes Pentes où le champ de lave s’élargit et s’épaissit.
Niveau d’Alerte 2.1
Source : OVPF/IPGP.
Photos : OVPF/IPGP , François Martel-Asselin/ zinfos974.
Iles Canaries , Pico del Teide :
L’Institut géographique national (IGN) a confirmé ce vendredi que l’essaim sismique de Las Cañadas del Teide reste actif. Il s’agit du troisième en quelques jours, coïncidant avec une activité volcanique accrue sur l’île, et se poursuivant depuis plus de 31 heures.
C’est le neuvième essaim sismique de ce type enregistré sur l’île depuis 2016 par les scientifiques, comme l’a précisé jeudi la directrice régionale de l’IGN, Ithaiza Domínguez, lors d’une conférence de presse à l’issue de la dernière réunion du comité scientifique PEVOLCA à Santa Cruz de Tenerife.
Selon le rapport de l’IGN , cet essaim, toujours actif, a débuté mercredi à 23h00, mais se poursuit actuellement « avec moins d’énergie et d’intensité ».
Cependant, malgré sa durée, cet épisode sismique a conservé les mêmes caractéristiques depuis son début. Autrement dit, l’activité sismique se poursuit à des magnitudes très faibles, toujours inférieures à 0,7 mbLg, ce qui signifie qu’en aucun cas ces séismes ne sont ressentis par la population, mais seulement détectés par les capteurs du réseau sismologique national.
L’analyse combinée de cette série confirme sa localisation dans la partie Ouest de Las Cañadas del Teide, entre 7 et 8 kilomètres sous le niveau de la mer, une zone où des essaims sismiques similaires avaient déjà été enregistrés en octobre 2016, juin 2019, juin et juillet 2022, novembre 2024, août 2024, et les 12, 16 et 17 février 2026.
Au total, précise l’institution, le nombre d’événements hybrides enregistrés dépasse 2 500, un chiffre qui pourrait augmenter après des analyses plus approfondies. « Nombre de ces événements présentent des signaux très faibles, ce qui rend leur identification dans les enregistrements difficile », souligne l’IGN (Institut géographique national).
L’IGN précise également que ces types d’essaims d’événements sismiques hybrides n’augmentent pas le risque d’éruption à court terme à Tenerife.
L’IGN indique avoir déployé un réseau de plus de 100 stations, équipements et points d’échantillonnage fixes sur l’ensemble de l’île afin de surveiller tous les paramètres possibles et ainsi assurer un suivi complet et en temps réel de toute évolution susceptible d’indiquer une modification du risque d’éruption volcanique à court, moyen et long terme.
Source : elidealgallego
Photo : EFE.
Colombie , Nevado del Ruiz :
Manizales, le 17 février 2026, 16h20
Concernant le suivi de l’activité du volcan Nevado del Ruiz, le Service géologique de Colombie (SGC), organisme rattaché au ministère des Mines et de l’Énergie, rapporte ce qui suit :
Durant la semaine du 10 au 16 février 2026, le volcan a continué de présenter un comportement instable. Par rapport à la semaine précédente, les principales variations de certains paramètres surveillés ont été les suivantes :
– L’activité sismique associée aux processus de fracturation de la roche au sein de l’édifice volcanique a augmenté en nombre de séismes enregistrés, tandis que l’énergie sismique libérée est restée à un niveau similaire. Les séismes enregistrés étaient de faible énergie (magnitude inférieure à 1) et se sont produits dans le cratère Arenas et dans différents secteurs du volcan, principalement sur les flancs Nord et Sud-Ouest. La distance des séismes par rapport au cratère atteignait 12 km, et leur profondeur variait entre moins de 1 km et 9 km.
– La sismicité associée à la dynamique des fluides au sein des conduits volcaniques a diminué, tant en nombre de séismes enregistrés qu’en énergie sismique libérée. Les signaux de courte et de longue durée ont tous deux affiché de faibles niveaux d’énergie, inférieurs à ceux enregistrés la semaine précédente. Les émissions de cendres n’ont pas été confirmées au cours de la semaine en raison de la forte nébulosité dans la région et du faible nombre de signaux associés à ce phénomène.
L’émission de vapeur d’eau et de gaz volcaniques, principalement de dioxyde de soufre (SO₂), dans l’atmosphère par le cratère Arenas a été variable et est restée faible. Le flux de SO₂ estimé, associé aux processus de dégazage, est resté à des niveaux similaires à ceux enregistrés la semaine précédente. Ces faibles valeurs sont dues, en partie, à la forte variabilité de la direction du vent, qui n’a pas été favorable aux stations de mesure.
Le suivi complémentaire, réalisé à l’aide de données satellitaires, confirme la persistance de faibles niveaux de rejets de SO₂.
La hauteur verticale de la colonne de gaz, de vapeur ou de cendres était variable, avec une prédominance de valeurs comprises entre 200 et 400 m et entre 700 et 800 m au-dessus du sommet du volcan, atteignant une hauteur maximale de 900 m. La direction de dispersion de la colonne variait selon les flancs du volcan, avec une tendance vers les flancs Sud-Ouest, Ouest-Sud-Ouest et Sud-Sud-Est.
Le suivi des anomalies thermiques au fond du cratère Arenas, par le biais de plateformes satellitaires, a montré que les niveaux d’énergie restaient faibles.
Source et photo : SGC.
Equateur , Sangay :
RAPPORT QUOTIDIEN DE L’ETAT DU VOLCAN SANGAY , Samedi 21 Février 2026 .
Information Geophysical Institute – EPN.
Niveau d’activité Superficiel: Haute , Tendance de surface : Sans changements
Niveau d’activité interne: Modéré , Tendance interne : Sans changements
Sismicité : Du 20 Février 2026, 11:00h au 21 Février 2026, 11:00h :
Sismicité :
En raison de problèmes techniques au niveau des stations de surveillance, aucun événement sismique lié au volcan n’a pu être enregistré.
Pluviométrie/Lahars :
Depuis hier après-midi, aucune pluie n’a été enregistrée dans la zone du volcan. De fortes pluies pourraient remobiliser les matériaux accumulés, générant des coulées de boue et de débris qui dévaleraient les flancs du volcan et se jetteraient dans les cours d’eau avoisinants.
Colonne d’émissions/Cendres :
En raison de la couverture nuageuse dans la zone du volcan, seules des émissions de gaz et de cendres ont pu être observées, grâce aux caméras de surveillance, à l’Ouest, à une altitude de 400 mètres au-dessus du cratère. Par ailleurs, le système satellitaire GOES-19 a détecté deux panaches de gaz et de cendres orientés à l’Ouest, à des altitudes de 700 et 1 000 mètres. En lien avec cette activité, le VAAC de Washington a publié trois rapports faisant état de nuages de cendres dérivant vers l’Ouest, à des altitudes comprises entre 600 et 1 800 mètres.

Le système satellitaire MOUNTS n’a détecté aucune trace de dioxyde de soufre (SO2) au cours des dernières 24 heures.
Autres paramètres de surveillance :
Le système satellitaire MIROVA-MODIS a enregistré une anomalie thermique, le système MIROVA-VIIRS 750 également, et le système satellitaire FIRMS en a enregistré cinq au cours des dernières 24 heures.
Observation :
En raison de la couverture nuageuse dans la région, il n’a pas été possible d’observer l’incandescence du volcan à l’aide des caméras de surveillance. Au moment de la rédaction de ce rapport, le volcan demeure masqué par les nuages.
Niveau d’alerte : jaune
Source : IGEPN
Photo : Cristopher Cardenas / volcan Sangay / FB.
Costa Rica , Poas :
Latitude : 10,20°N
Longitude : 84,23°O
Altitude : 2 687 m
Niveau d’activité actuel : Alerte
Cette semaine, l’amplitude des secousses sismiques a diminué par rapport à la semaine dernière. Le nombre d’événements de longue période a également diminué. Des événements de haute fréquence continuent d’être enregistrés, bien que leur nombre et leur amplitude aient diminué cette semaine. Le réseau géodésique n’enregistre pas de déformation significative. Les stations DOAS ont détecté un flux de dioxyde de soufre (SO₂) de 121 ± 43 t/j, légèrement supérieur à celui de la semaine précédente (83 ± 42 t/j). Du SO₂ a été détecté dans l’atmosphère par satellite, avec une masse maximale de 32,3 tonnes le 16 février. Le niveau du lac est resté stable à un niveau élevé cette semaine et sa température est restée chaude (> 65 °C).
Le lac Río Cuarto Maar à Alajuela a présenté un changement modéré de couleur de l’eau, passant du bleu-vert au brun-vert, ainsi qu’une mortalité de poissons le 12 février 2026. Une inspection sur le terrain a déterminé qu’il n’y avait pas de changements géochimiques significatifs dans la composition des eaux de surface du lac. De plus, un échantillonnage bathymétrique des eaux du lac, effectué le 14 février entre 1 et 61 mètres de profondeur, n’a révélé aucun changement chimique ni déséquilibre significatif dans les couches limnologiques du lac. Par conséquent, l’hypothèse d’un « retournement des eaux » provoqué par une libération soudaine de gaz magmatiques ou de gaz biogéniques piégés au fond du lac est écartée. Nous pensons que la cause la plus probable du changement de couleur et de la mortalité des poissons est la circulation des couches d’eau de surface due à l’afflux d’eau de pluie abondante dans les jours précédant le changement de couleur, période durant laquelle des pluies torrentielles ont été observées pendant plusieurs jours. Ce changement de couleur et la mort des poissons ont été observés à plusieurs reprises dans les lacs du Río Cuarto Maars et de la Laguna Hule entre décembre et février 2014 et 2024.
Source et photo : Ovsicori.




