30 Septembre 2026.
Italie / Sicile , Etna :
BULLETIN HEBDOMADAIRE, du 21 Septembre 2026 au 27 Septembre 2026 (date d’émission : 29 Septembre 2026)
SYNTHÈSE DE L’ÉTAT D’ACTIVITÉ
Au vu des données de surveillance, on note :
1) OBSERVATIONS VOLCANOLOGIQUES : Activité de dégazage à régime variable au niveau des cratères sommitaux et émissions de cendres d’intensité variable depuis le Cratère Nord-Est.
2) SISMOLOGIE : Absence d’activité sismique de fracturation de magnitude Ml ≥ 2,0. Amplitude moyenne du trémor volcanique modérément variable, oscillant entre des valeurs faibles et moyennes.
3) INFRASONS : Activité infrasonore généralement faible à modérée, localisée au niveau du Cratère Nord-Est.
4) DÉFORMATIONS DU SOL : Les signaux des réseaux de surveillance des déformations du sol indiquent une phase de gonflement (inflation) en cours.
5) GÉOCHIMIE : Flux de SO2 à un niveau moyen et en augmentation.
Flux de CO2 du sol (Etnagas) : valeurs moyennes.
Pression partielle de CO2 dissous dans la nappe (Réseau EtnaAcque) : aucune mise à jour.
Rapport isotopique de l’hélium (He) sur les sites périphériques : la dernière donnée du 22 septembre 2026 confirme des valeurs élevées.
Rapport SO2/HCl (FTIR) : valeurs moyennes à élevées.
6) OBSERVATIONS SATELLITAIRES : L’activité thermique observée par satellite dans la zone sommitale a été de niveau faible à modéré.
7) AUTRES OBSERVATIONS : Les données du réseau RADONETNA recueillies durant la semaine du 21 au 27 septembre 2026 ont révélé peu d’anomalies potentielles, qu’elles soient positives ou négatives, mais essentiellement de courte durée. Ces variations apparemment anormales ont été observées sur les sites de Piano Provenzana, Santa Venerina et Rifugio Sapienza.
Un échantillon de cendres volcaniques a été prélevé et analysé à environ 16 km du cratère Nord-Est ; il était constitué de cendres fines présentant une coloration globalement rougeâtre.
OBSERVATIONS VOLCANOLOGIQUES
Au cours de la semaine concernée, la surveillance de l’activité volcanique de l’Etna a été assurée par l’analyse des images des caméras de surveillance de l’INGV – Osservatorio Etneo (INGV-OE) et par des observations de terrain.
L’activité des cratères sommitaux de l’Etna , par rapport à celle observée la semaine précédente (voir Rapport n° 39/2026 ETNA), s’est caractérisée uniquement par une émission variable
de cendres depuis le cratère Nord-Est. Plus précisément, à partir du 24 septembre, une augmentation des émissions de cendres a été enregistrée ; elle a généré un modeste panache volcanique de couleur brun-rougeâtre, s’élevant à environ 4 km au-dessus du niveau de la mer, et a provoqué de légères retombées de cendres sur le versant Sud-Est de l’Etna, jusqu’à la côte. À partir de la fin d’après-midi du 28 septembre, l’intensité de l’émission de cendres est devenue très variable, produisant un panache volcanique par moments fortement dilué.
Enfin, concernant les autres cratères sommitaux, la Bocca Nuova a été le siège d’un dégazage provenant du puits BN-1, tandis que les cratères Voragine et Sud-Est ont présenté l’activité
fumerolienne habituelle issue de nombreuses fractures le long des bords des cratères.
Source : INGV.
Photo : Etna Walk / Gruppo guide alpine Etna Sud.
Italie , Stromboli :
BULLETIN HEBDOMADAIRE, du 21 Septembre 2026 au 27 Septembre 2026 (date d’émission : 29 Septembre 2026)
SYNTHÈSE DE L’ÉTAT D’ACTIVITÉ
Au vu des données de surveillance, on note :
1) OBSERVATIONS VOLCANOLOGIQUES : Activité éruptive ordinaire de type strombolien sur les deux zones cratériques, parfois associée à une activité de *spattering* (projections de lave) dans la zone cratérique Nord. Fréquence de l’activité explosive totale (incluant les zones cratériques Nord et Centre-Sud) à un niveau moyen-haut, avec une intensité des explosions faible dans la zone cratérique Nord comme dans la zone Centre-Sud.
2) SISMOLOGIE : Au cours de la semaine concernée, aucun séisme de magnitude Ml ≥ 1,0 n’a été localisé dans la zone de l’île de Stromboli.
3) DÉFORMATIONS DU SOL : Les signaux provenant des réseaux de surveillance des déformations du sol n’ont montré aucune variation significative.
4) GÉOCHIMIE : Flux de SO2 à un niveau moyen.
Flux de CO2 du sol (zone Pizzo – STR02) : aucune mise à jour.
Rapport C/S dans le panache : aucune mise à jour.
Rapport isotopique de l’hélium (R/Ra) : aucune mise à jour.
Flux de CO2 du sol dans la zone de San Bartolo : valeurs élevées.
Flux de CO2 du sol dans la zone de Scari : aucune mise à jour.
5) OBSERVATIONS SATELLITAIRES : L’activité thermique observée par satellite dans la zone sommitale s’est située à un niveau allant de faible à moyen.
OBSERVATIONS VOLCANOLOGIQUES
Observations de l’activité explosive captée par les caméras de surveillance
Au cours de la semaine d’observation, l’activité éruptive du Stromboli a été caractérisée grâce à l’analyse des images enregistrées par les caméras de surveillance de l’INGV-OE situées à une altitude de 190 m au-dessus du niveau de la mer et à Punta dei Corvi (respectivement SCT-SCV et SPCT). Les explosions dans la zone des cratères Nord (Zone N ) ont produit principalement des matériaux grossiers (bombes et lapilli) ; dans la zone des cratères Centre-Sud (Zone CS ), les explosions ont produit essentiellement des matériaux fins mêlés à des matériaux grossiers. La fréquence moyenne des explosions provenant de la Zone N s’est située à des niveaux moyen-hauts. Dans la Zone CS, la fréquence moyenne des explosions s’est établie à des niveaux moyen-bas. La fréquence horaire moyenne journalière totale (Zone N + Zone CS) des explosions s’est située à un niveau moyen-haut .
L’intensité de l’activité explosive est restée globalement faible dans les deux zones cratériques.
Source : INGV.
Photo : Stromboli stati d’animo / Sebastiano Cannavo
Hawaii , Kilauea :
BULLETIN QUOTIDIEN DE L’OBSERVATOIRE VOLCANOLOGIQUE D’HAWAÏ (HVO), Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS)
Mardi 29 septembre 2026, 09 h 02 HST (mardi 29 septembre 2026, 19 h 02 UTC)
19°25’16 » N 155°17’13 » O,
Altitude du sommet : 4 091 pieds (1 247 m)
Niveau d’alerte volcanique actuel : ATTENTION (WATCH)
Code couleur actuel pour l’aviation : ORANGE
Résumé :
De nombreux cycles rapides de débordements et de vidange (drainage) au niveau de l’évent Sud se sont produits durant la nuit dans le cratère Halema’uma’u, au sommet du Kīlauea. Une forte lueur et des projections intermittentes de lave ont été observées aux évents Nord et Sud. Aucune activité anormale n’est signalée en dehors de la zone sommitale.
Vue d’ensemble :
La survenue de fontaines de lave (épisode 55) reste une possibilité durant l’éruption sommitale en cours au Kīlauea. Des débordements précurseurs à l’évent Nord ont repris dans la nuit du 22 septembre. De courts cycles rapides de débordements et de retours de lave à l’évent Sud se sont répétés durant la nuit. Une lueur et des flammes ont été observées aux évents Nord et Sud tout au long de la nuit, accompagnées de projections intermittentes de lave. L’inclinaison du sommet a varié au cours des dernières 24 heures, mais a globalement enregistré une inflation. Un trémor continu demeure le signal sismique dominant au niveau du sommet.
Aucune activité sismique ou déformation anormale n’a été enregistrée en dehors de la région sommitale, et aucune activité significative n’a été notée le long des zones de rift Est ou Sud-Ouest du Kīlauea.
Observations du sommet :
Les débordements précurseurs de l’évent Nord ont repris le 22 septembre, à partir de 22 h 10 HST, après environ 10 jours de calme au niveau du complexe d’évents. L’activité de débordement de l’évent Sud a débuté le 27 septembre ; toutefois, l’évent Nord est resté prédominant jusqu’à la nuit dernière, moment où ont commencé de courts cycles rapides de débordements et de retours de lave, à 19 h 44 HST. Les débordements ont duré environ 2 à 5 minutes, la plupart des pauses entre chaque cycle s’étendant sur environ 5 à 7 minutes. On dénombre désormais 165 débordements depuis le 22 septembre, dont environ 80 se sont produits lors de ces cycles rapides. Les évents Nord et Sud ont continué à briller intensément durant la nuit, émettant des flammes et des projections intermittentes. Aucune autre zone d’incandescence n’a été observée dans la région du sommet la nuit dernière.
Un trémor continu constitue le signal sismique dominant au niveau du sommet. Quatorze séismes de faible magnitude et de faible profondeur ont été localisés dans la région du sommet au cours de la dernière journée, sans toutefois former de regroupements temporels ou spatiaux.
L’inclinaison du sommet a varié au cours de la dernière journée, avec une inflation globale d’environ 0,3 microradian. L’inflation totale cumulée depuis la fin de l’épisode 54 s’élève à environ 16,8 microradians, soit une valeur supérieure d’environ 4 microradians à la perte enregistrée lors de la phase de fontaine de lave de l’épisode 54.
Durant les pauses entre les épisodes, le taux d’émission de dioxyde de soufre (SO2) au sommet varie généralement entre 1 000 et 5 000 tonnes par jour. Les prévisions météorologiques annoncent actuellement des vents d’Est.
Observations sur les zones de rift :
L’activité sismique et les taux de déformation du sol restent faibles dans les zones de rift Est et Sud-Ouest. Les émissions de SO2 provenant de la zone de rift Est demeurent inférieures au seuil de détection. Aucune déformation significative du sol n’a été enregistrée dans ces zones de rift.
Source : HVO.
Photos : USGS.
Indonésie , Semeru :
Une éruption du mont Semeru a eu lieu le mardi 29 septembre 2026 à 07 h 41 (heure de l’Ouest de l’Indonésie), avec une colonne de cendres s’élevant à environ 1 000 m au-dessus du sommet (soit environ 4 676 m au-dessus du niveau de la mer). La colonne, de couleur blanche à grise et d’une densité élevée, dérivait vers l’Est. L’éruption a été enregistrée par un sismographe avec une amplitude maximale de 22 mm et une durée de 125 secondes.
Observations sismiques
22 séismes d’éruption, avec des amplitudes de 15 à 22 mm et des durées de 78 à 154 secondes.
4 séismes d’ éboulements rocheux, avec des amplitudes de 2 à 12 mm et des durées de 46 à 65 secondes.
5 séismes d’ émissions, avec des amplitudes de 3 à 5 mm et des durées de 55 à 89 secondes.
2 trémors harmoniques, avec des amplitudes de 1 à 4 mm et des durées de 92 à 159 secondes.
Recommandations
1. Ne mener aucune activité dans le secteur Sud-Est le long de la rivière Besuk Kobokan, dans un rayon de 13 km autour du sommet (centre de l’éruption). Au-delà de cette distance, le public ne doit pas exercer d’activités à moins de 500 mètres des rives de la Besuk Kobokan, en raison du risque potentiel d’extension des coulées pyroclastiques et des lahars pouvant atteindre une distance de 17 km depuis le sommet.
2. Ne mener aucune activité dans un rayon de 5 km autour du cratère ou du sommet du mont Semeru, car cette zone est exposée au risque de projections de roches (incandescentes).
Source et photo : PVMBG.
Colombie , Puracé – chaîne volcanique Los Coconucos :
Popayán, le 29 septembre 2026, 15 h 00.
Sur la base du suivi de l’activité de la chaîne volcanique Los Coconucos, le Service géologique colombien (SGC), organisme rattaché au ministère des Mines et de l’Énergie, informe que :
Le volcan Puracé (chaîne volcanique Los Coconucos) passe du niveau d’alerte orange au niveau jaune : volcan actif présentant des changements de comportement par rapport au niveau de base des paramètres surveillés ,et autres manifestations.
Au cours des dix derniers jours, l’activité du volcan Puracé a montré une diminution progressive de plusieurs paramètres surveillés, paramètres qui avaient justifié le passage du niveau d’alerte jaune à orange le 1er août 2026. Ce comportement indique une tendance à la stabilisation du système volcanique, permettant un retour au niveau d’alerte jaune. Les paramètres techniques pris en compte sont décrits ci-dessous :
● Depuis le 15 septembre, on observe une diminution notable de la fréquence et de l’énergie des émissions de cendres.
● L’énergie sismique associée aux mouvements de fluides à l’intérieur du volcan, qui avait augmenté à partir du 20 juillet 2026, a diminué au cours des derniers jours.
● Les anomalies thermiques enregistrées en août dernier dans le cratère du volcan Puracé ont diminué ; en septembre, elles étaient de très faible énergie. Ce changement de température était lié au transfert de chaleur par les gaz s’échappant de l’intérieur du volcan vers l’atmosphère.
● Les valeurs d’émission de dioxyde de soufre (SO2) n’ont connu ni augmentation significative ni variation brutale indiquant un accroissement de l’apport de ce gaz magmatique. De même, les valeurs d’émission de dioxyde de carbone (CO2) ont enregistré des baisses significatives au cours des deux dernières semaines.
● La déformation de la surface volcanique affiche des taux comparables à ceux enregistrés avant le passage à l’alerte orange, sans variation supplémentaire observée.
Il convient de préciser que, bien que les paramètres surveillés du volcan Puracé (chaîne volcanique de Los Coconucos) tendent vers la stabilité, le volcan pourrait rapidement se déstabiliser à tout moment, entraînant un retour à l’alerte orange ou même un passage à l’alerte rouge. Par conséquent, la population doit rester attentive à l’évolution de l’activité volcanique et éviter d’approcher la zone du cratère, celle-ci pouvant être touchée par des émissions soudaines de gaz ou de cendres.
En état d’alerte jaune, le volcan peut présenter une sismicité liée à la fracturation et au mouvement des fluides (à des niveaux modérés avec des épisodes d’augmentation occasionnelle), une déformation légère à modérée, des niveaux modérés de dégazage (SO2 et CO2) et des modifications des paramètres physico-chimiques des sources thermales et des fumerolles. On peut également observer une augmentation de la hauteur et de la densité de la colonne de vapeur d’eau et de gaz, l’enregistrement de bruits et de signaux infrasonores, ainsi que des anomalies thermiques de faible énergie.
Le SGC recommande de suivre attentivement l’évolution de cette activité via les bulletins périodiques ou exceptionnels et les autres informations publiées sur nos canaux officiels, ainsi que de respecter les consignes des autorités locales et départementales et celles de l’Unité nationale pour la gestion des risques de catastrophe (UNGRD).
Le niveau d’alerte lié à l’activité volcanique passe au jaune : volcan présentant des changements significatifs des paramètres surveillés.
Source et photo : SGC.






