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18 Février 2026. FR. Ile de La Réunion : Piton de la Fournaise , Italie : Stromboli , Italie / Sicile : Etna , Islande : Péninsule de Reykjanes , Colombie : Chiles / Cerro Negro .

18 Février 2026.

 

 

Ile de La Réunion , Piton de la Fournaise :

Communiqué de l’ Institut de physique du globe de Paris / Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise, 17Février 2026 – 11h00 heure locale – 7h00 heure UTC

Éruption en cours
L’éruption débutée le 13 février 2026, un peu après 10h (heure locale), au Piton de la Fournaise se poursuit.
Un seul site éruptif reste actuellement actif. Les fontaines de lave ont édifié un cône volcanique adossé au Piton Morgabim, sur le flanc sud-sud-est de l’édifice .

 Site éruptif le 17/02/2026 à 8h00 heure locale (4h UTC) (©OVPF-IPGP)

L’intensité du trémor éruptif (indicateur de l’émission de lave et de gaz en surface) reste globalement stable, avec une très légère diminution observée au cours de la nuit  . Le trémor montre des variations d’amplitude (légères « bouffées » séparées de quelques minutes) qui semblent corrélées avec des variations de l’activité au niveau du site éruptif, se traduisant par des variations
de la hauteur des fontaines de lave.
Les débits en surface, estimés à partir des données satellites, via la plateforme HOTVOLC (OPGC – Université Clermont Auvergne) ont montré des valeurs sur les dernières 24h comprises entre 1 et 23 m3/sec . A noter qu’en fonction de la couverture nuageuse, ces estimations peuvent varier rapidement et être nulles en cas de couverture nuageuse totale.

Une reconnaissance de terrain effectuée ce matin, grâce au concours de la SAG et du PGHM, a permis de confirmer une activité soutenue au niveau du site éruptif. L’activité est bien focalisée sur un seul point avec des fontaines de lave atteignant environ 15 m de hauteur au-dessus du cône en formation  . Le cône éruptif fait maintenant environ 15 à 20 m de hauteur et
reste ouvert, permettant ainsi à la lave de s’écouler librement. À proximité du site éruptif, la coulée de lave reste bien chenalisée et s’écoule au travers des restes de l’ancien cône effondré le 15/02/2026 (voir communiqué de l’OVPF du 16/02/2026) et des premières coulées mises en place au début de l’éruption.

Le front de la coulée de lave reste figé dans la partie basse des Grandes Pentes à environ 2,6 km de la route et à 660 m d’altitude. Les parties actives de la coulée se concentrent toujours en haut des Grandes Pentes où le champ de lave s’élargit et s’épaissit. La persistance d’une activité sismique sous le sommet montre que le système d’alimentation reste sous pression ; de nouvelles ouvertures de fissures restent possibles dans les prochaines heures, notamment plus en aval. L’OVPF-IPGP reste en veille continue pour suivre la situation.

Niveau d’Alerte 2.1

Source : OVPF/IPGP.

Photos : OVPF , B Lincy / Volkaventure .

Italie , Stromboli :

BULLETIN HEBDOMADAIRE, du 09 Février 2026 au 15 Février 2026 (Date de publication : 17 Février 2026)

RÉSUMÉ DE L’ACTIVITÉ

À la lumière des données de surveillance, les points suivants sont à retenir :
1) OBSERVATIONS VOLCANOLOGIQUES : Durant la période considérée, une activité éruptive ordinaire de type strombolien a été observée. La fréquence horaire totale des explosions a fluctué autour de valeurs élevées (21 à 24 événements/heure). L’intensité était principalement faible à moyenne dans les zones des cratères Nord et Centre-Sud .
2) SISMOLOGIE : Les paramètres sismiques surveillés ne présentent aucune variation significative.
3) DÉFORMATIONS DU SOL : Le réseau de surveillance GNSS n’a montré aucune variation significative. Le réseau d’inclinaison est affecté par des problèmes techniques.
4) GÉOCHIMIE : Flux de SO2 moyen.
Flux de CO2 provenant du sol dans la zone du Pizzo (STR02) : valeurs moyennes à élevées.
Rapport C/S dans le panache : valeurs élevées.
Rapport isotopique de l’hélium (R/Ra) dissous dans l’aquifère thermal : aucune mise à jour. Dernières données : 2 décembre 2025 (valeur élevée : 4,44).
Flux de CO2 provenant du sol dans la zone de San Bartolo : valeurs moyennes.
Flux de CO2 provenant du sol dans la zone de Scari : quasi stable (valeurs moyennes).
5) OBSERVATIONS SATELLITAIRES : L’activité thermique observée par satellite dans la zone sommitale était généralement faible.

OBSERVATIONS VOLCANOLOGIQUES
Durant la période d’observation, l’activité éruptive du Stromboli a été caractérisée par l’analyse des images enregistrées par les caméras de surveillance de l’INGV-OE situées à 190 m d’altitude (SCT-SCV) et à Punta dei Corvi (SPCT). L’activité explosive était principalement due à cinq bouches éruptives situées dans la zone du cratère Nord et à au moins deux bouches situées dans la zone Centre-Sud du cratère  .
En raison d’une forte couverture nuageuse les 9, 10, 11 et 12 février, la terrasse du cratère n’était pas visible pendant un nombre d’heures suffisant pour décrire précisément l’activité éruptive.

Observations d’activité explosive capturées par des caméras de surveillance
Dans la zone du cratère Nord (N), cinq évents actifs ont été observés : deux dans le secteur N1 et trois dans le secteur N2. Ces évents ont produit une activité explosive de faible intensité (les produits éruptifs ont atteint une hauteur inférieure à 80 m) et d’intensité moyenne (hauteur des produits comprise entre 80 et 150 m).
Les produits éruptifs étaient principalement de granulométrie grossière (bombes et lapilli). La fréquence moyenne des explosions variait entre 18 et 21 événements par heure .
Dans la zone du cratère Centre-Sud (CS), deux évents principaux ont été observés, générant des explosions de matériaux fins mélangés à des matériaux grossiers, d’intensité faible à moyenne. La fréquence moyenne des explosions variait entre 3 et 6 événements par heure.

Source : INGV.

Photo : Stromboli stati d’animo / Sebastiano Cannavo .

Italie / Sicile , Etna :

BULLETIN HEBDOMADAIRE, du 09 Février 2026 au 15 Février 2026 (Date de publication : 17 Février 2026)

RÉSUMÉ DE L’ACTIVITÉ

À la lumière des données de surveillance, les points suivants sont à retenir :
1) OBSERVATIONS VOLCANOLOGIQUES : Dégazage à rythme variable au niveau des cratères sommitaux.
2) SEISMOLOGIE : Faible activité sismique due à la fracturation. Amplitude des trémors généralement faible.
3) INFRASONS : Faible activité infrasonore.
4) DÉFORMATIONS DU SOL : Les réseaux de surveillance des déformations du sol n’ont pas montré de variations significatives au cours de la semaine.

5) GÉOCHIMIE : Flux de SO₂ à un niveau moyen.
Flux de CO₂ du sol (Réseau EtnaGas) : valeurs moyennes.
Pression partielle du CO₂ dissous dans les eaux souterraines (Réseau EtnaWater) : aucune mise à jour.
Rapport isotopique de l’hélium sur les sites périphériques : valeurs moyennes (dernières données du 28 janvier 2026).
6) OBSERVATIONS SATELLITAIRES : Au cours de la semaine écoulée, l’activité thermique observée par satellite dans la zone sommitale a été généralement faible.

OBSERVATIONS VOLCANOLOGIQUES
Durant la semaine, l’activité volcanique de l’Etna a été suivie par l’analyse des images des caméras de surveillance de l’INGV Osservatorio Etneo (INGV-OE) . En raison des conditions météorologiques défavorables, l’observation de l’activité volcanique par les caméras a été très limitée et irrégulière.
Les jours de bonne visibilité, l’activité affectant les cratères sommitaux consistait principalement en un dégazage.

Source : INGV.

Photo : Gio Giusa

 

Islande , Péninsule de Reykjanes :

La quantité de magma accumulée sous Svartsengi continue d’augmenter
Mise à jour : 17 février

Environ 22 millions de mètres cubes se sont accumulés depuis la dernière éruption.
Ce volume se rapproche de la limite supérieure des volumes mesurés depuis le début de l’activité volcanique actuelle.
Une intrusion magmatique et une éruption le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkur constituent le scénario le plus probable.
L’évaluation des risques reste inchangée et valable jusqu’au 3 mars.

Accumulation de magma
L’accumulation de magma sous Svartsengi est lente mais constante, comme c’est le cas depuis quelques semaines. Selon les calculs de modélisation, environ 22 millions de mètres cubes de magma se sont accumulés sous  Svartsengi depuis la dernière éruption en juillet. Il s’agit de l’un des volumes les plus importants mesurés depuis le début de l’activité volcanique actuelle.

Alors que le magma continue de s’accumuler et que la pression au sein du système augmente, le scénario le plus probable dans les semaines à venir est une intrusion magmatique se propageant de Svartsengi vers la chaîne de cratères de Sundhnúkur, pouvant aboutir à une éruption. Si une éruption se produit, elle sera vraisemblablement similaire à celles qui ont déjà eu lieu le long de cette chaîne.

Activité sismique sur la péninsule de Reykjanes
L’activité sismique est restée stable ces dernières semaines, bien qu’une sismicité de faible intensité ait été détectée au-dessus du dyke. Une activité micros-ismique continue est mesurée dans la région de Vík ; cette activité est interprétée comme une sismicité liée à un glissement dû à des variations de contraintes dans la région.

Source et photo : IMO.

 

Colombie , Chiles / Cerro Negro :

San Juan de Pasto, le 17 février 2026, 16h20

Concernant le suivi de l’activité du complexe volcanique Chiles-Cerro Negro (CVCCN), le Service géologique de Colombie (SGC), organisme rattaché au ministère des Mines et de l’Énergie, indique ce qui suit :

Durant la période du 10 au 16 février 2026, les principales variations des paramètres suivis par rapport à la semaine précédente ont été les suivantes :

● Malgré le comportement fluctuant et caractéristique de l’activité sismique enregistrée par ce complexe volcanique, une stabilité a été observée tant au niveau du nombre d’événements sismiques que de l’énergie libérée. La sismicité associée aux processus de fracturation des roches est restée prédominante, suivie par la sismicité liée à la dynamique des fluides.
● La plupart des séismes localisés se sont concentrés au sommet du volcan Chiles et vers son flanc Sud-Ouest, dans une zone d’environ 3 km de large, à des profondeurs comprises entre 2 et 6 km sous son sommet (4 700 m d’altitude). La magnitude maximale de 2,3 a été enregistrée le 10 février à 9 h 11, avec un épicentre situé à 4,5 km au Nord-Ouest du sommet du Chiles et une profondeur de 4 km. Aucun séisme n’a été ressenti.

● L’analyse des informations obtenues par les capteurs satellitaires et les stations au sol continue de révéler des variations liées aux processus de déformation dans la zone volcanique.

Sur la base de l’évaluation et de la corrélation des paramètres surveillés, le Service géologique de Colombie (SGC) recommande de suivre de près son évolution en se référant aux bulletins hebdomadaires et aux autres informations publiées par ses canaux officiels, ainsi qu’aux instructions des autorités locales et départementales et de l’Unité nationale de gestion des risques de catastrophes (UNGRD).

L’activité volcanique demeure au niveau d’alerte jaune : volcan actif avec des changements dans le comportement de base des paramètres surveillés et d’autres manifestations.

Source et photo : SGC.

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