19 Février 2026.
Ile de La Réunion , Piton de la Fournaise :
Communiqué de l’ Institut de physique du globe de Paris / Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise, 18 Février 2026 – 11h00 heure locale – 7h00 heure UTC
Éruption en cours
L’éruption débutée le 13 février 2026, un peu après 10h (heure locale), au Piton de la Fournaise, se poursuit.
Un seul site éruptif reste actuellement actif sur le flanc Sud-Sud-Est du volcan avec des fontaines bien visibles depuis le Piton de Bert .
L’intensité du trémor éruptif (indicateur de l’émission de lave et de gaz en surface) reste globalement stable depuis hier . Les débits en surface, estimés à partir des données satellites, via la plateforme HOTVOLC (OPGC – Université Clermont Auvergne) ont montré des valeurs au cours des dernières 24h comprises entre 1 et 9 m3/sec . A noter qu’en fonction de la couverture nuageuse, ces estimations peuvent varier rapidement et être nulles en cas d’ennuagement total .
Le front de la coulée de lave reste figé dans la partie basse des Grandes Pentes à environ 2,6 km de la route et à 660 m d’altitude.
Les parties actives de la coulée se concentrent toujours à proximité du site éruptif avant le cassé des Grandes Pentes . La persistance d’une activité sismique sous le sommet montre que le système d’alimentation reste sous pression; de nouvelles ouvertures de fissures restent possibles dans les prochaines heures, notamment plus en aval. L’OVPF-IPGP reste en
veille continue pour suivre la situation.
Deux éboulements ont été enregistrés par nos capteurs sismologiques à 8h19 et 8h29 (heure locale) dans la région du flanc Est du volcan. Les mauvaises conditions météorologiques dans le secteur n’ont pas permis de localiser précisément ces évènements.
Aucun changement significatif de la dynamique éruptive n’est associé à ces évènements.
Communiqué de l’ Institut de physique du globe de Paris / Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise, 19 Février 2026 – 08h45 heure locale – 4h45 heure UTC
Éruption en cours.
L’éruption débutée le 13 février 2026, un peu après 10h (heure locale), au Piton de la Fournaise, se poursuit.
Un seul site éruptif reste actuellement actif sur le flanc Sud-Sud-Est du volcan avec des fontaines bien visibles depuis le Piton de Bert .
La sismicité sous le sommet se poursuit même si elle est en diminution . Ainsi, depuis le 14 février, 296 séismes volcano- tectoniques superficiels ont été enregistrés sous la zone sommitale entre 1,6 et 2,1 km de profondeur . La persistance de cette activité sismique sous le sommet montre que le système d’alimentation reste sous pression ; de nouvelles ouvertures de fissures restent possibles.
De nombreux éboulements sont toujours enregistrés. Leur nombre est en augmentation notamment au niveau du cône en formation sur le site éruptif . Ces éboulements ont pu être confirmés hier par les équipes de l’OVPF-IPGP sur le terrain.
L’intensité du trémor éruptif (indicateur de l’émission de lave et de gaz en surface) reste globalement stable sur les dernières 24 heures . Les débits en surface, estimés à partir des données satellites, via les plateformes HOTVOLC (OPGC – Université Clermont Auvergne ) et MIROVA (Université de Turin) ont montré des valeurs au cours des dernières 24h comprises entre 2 et 8 m3/sec. A noter qu’en fonction de la couverture nuageuse, ces estimations peuvent varier rapidement et être nulles en cas d’ennuagement total.
Le front de la coulée de lave reste figé dans la partie basse des Grandes Pentes à environ 2,6 km de la route et à 660 m d’altitude.
Les parties actives de la coulée se concentrent toujours à proximité du site éruptif avant le cassé des Grandes Pentes.
Niveau d’alerte 2-1 .
Source : OVPF/IPGP.
Photos : OVPF , Eric Atoy /Paysages et volcans
Indonésie , Marapi :
Le mont Marapi a présenté une éruption le mercredi 18 février 2026 à 10 h 53, heure de l’Ouest de l’Indonésie (WIB). Aucune observation visuelle n’a été effectuée. L’éruption a été enregistrée par un sismographe avec une amplitude maximale de 30 mm et une durée de 31 secondes.
AVIS D’OBSERVATION DU VOLCANPOUR L’AVIATION – VONA
Date d’émission : 18 février 2026
Volcan : Marapi (261140)
Code couleur actuel pour l’aviation : ORANGE
Code couleur précédent pour l’aviation : jaune
Source : Observatoire volcanologique de Marapi
Numéro de l’avis : 2026MAR026
Coordonnées géographiques : S 0° 22′ 52″ E 100° 28′ 23″
Zone géographique : Sumatra occidental, Indonésie
Altitude du sommet : 2 891 m (9 251 pieds)
Résumé de l’activité volcanique :
Éruption à 03h53 UTC (10h53 heure locale).
Hauteur des nuages volcaniques :
Aucun nuage de cendres n’a été observé.
Autres informations sur les nuages volcaniques :
Aucun nuage de cendres n’a été observé.
Remarques :
Éruption enregistrée sur le sismogramme avec une amplitude maximale de 30 mm et une durée maximale de 31 secondes. Tremblement de terre enregistré sur le sismogramme avec une amplitude maximale de 3,1 mm.
Source : Magma Indonésie
Photo : The Watchmen’s Earth and Space connection.
Alaska , Aniakchak :
BULLETIN D’INFORMATION DE L’OBSERVATOIRE VOLCANIQUE DE L’ALASKA . Service géologique des États-Unis (USGS)
Mercredi 18 février 2026, 11 h 48 AKST (mercredi 18 février 2026, 20 h 48 UTC)
56°54’21 » N 158°12’32 » O,
Altitude du sommet : 1 341 m (4 400 pi)
Niveau d’alerte volcanique actuel : NON ATTRIBUÉ
Code couleur aéronautique actuel : NON ATTRIBUÉ
Le code couleur aéronautique et le niveau d’alerte restent NON ATTRIBUÉS pour le volcan Aniakchak. Le statut du volcan est passé de VERT/NORMAL à NON ATTRIBUÉ/NON ATTRIBUÉ le 23 décembre 2025 en raison d’une interruption de la réception des données des stations sismiques d’Aniakchak suite à une panne de courant au centre de réception de Port Heiden. Des réparations préliminaires du système d’alimentation ont depuis été effectuées et l’Observatoire volcanologique de l’Alaska a recommencé à recevoir des données le 5 février en provenance du réseau géophysique situé sur le volcan Aniakchak. L’acquisition de données est stable depuis ces réparations, mais le statut du volcan restera NON ATTRIBUÉ jusqu’à ce que des réparations définitives soient effectuées afin de garantir une connectivité fiable.
Le volcan Aniakchak, situé dans la partie centrale de la péninsule de l’Alaska, est un stratovolcan dont la caldeira sommitale mesure 10 km de diamètre. L’éruption à l’origine de cette caldeira s’est produite il y a environ 3 500 ans. Les éruptions post-caldeira ont engendré des dômes de lave, des cônes de tuf et d’importantes structures coniques de projections et de scories, dont Half-Cone et Vent Mountain, tous situés à l’intérieur de la caldeira. La dernière éruption, en 1931, a créé une nouvelle cheminée volcanique et des coulées de lave sur le plancher Ouest de la caldeira, tout en dispersant des cendres sur une grande partie du Sud-Ouest de l’Alaska. Le volcan Aniakchak se trouve à 26 km au Sud-Est de Port Heiden, la localité la plus proche, et à 670 km au Sud-Ouest d’Anchorage, en Alaska.
Source : AVO.
Photo : Wood, Roy.
Colombie , Puracé – Chaîne volcanique Los Coconucos :
Popayán, le 17 février 2026, 14h00
Concernant la surveillance de l’activité du volcan Puracé et de la chaîne volcanique Los Coconucos, le Service géologique de Colombie (SGC), organisme rattaché au ministère des Mines et de l’Énergie, signale ce qui suit :
Durant la semaine du 10 au 16 février 2026, des séismes ont continué à se produire , associés aux mouvements de fluides au sein de l’édifice volcanique, de type Longue Période (LP) et des trémors (TR). Ces séismes étaient situés sous le cratère du volcan Puracé, à des profondeurs inférieures à 1 km, et étaient liés à des processus de circulation et au rejet de gaz volcaniques dans l’atmosphère, qui se sont dispersés selon la direction du vent atteignant une altitude maximale de 850 m au-dessus du sommet du volcan.
Comparativement aux semaines précédentes, la sismicité de fracture est restée stable, tant en nombre d’événements qu’en énergie sismique libérée. Elle est principalement localisée entre les volcans Puracé, Piocollo et Curiquinga, à des profondeurs comprises entre 1 et 3 km. Des émissions de dioxyde de soufre (SO₂) continuent d’être enregistrées et des gaz continuent de s’échapper par des fissures dans les cratères des volcans Curiquinga et Piocollo, bien qu’aucune émission de cendres associée n’ait été identifiée à ce jour. Les observations satellitaires indiquent que l’énergie de l’anomalie thermique dans le cratère du volcan Puracé demeure élevée. De plus, le lent processus de déformation persiste entre les volcans Puracé, Piocollo et Curiquinga, détecté après l’épisode éruptif du volcan Curiquinga le 20 janvier 2025.
En conclusion, les variations observées dans la chaîne volcanique Puracé – Los Coconucos indiquent que le système continue d’évoluer et que des émissions et des retombées de cendres pourraient se poursuivre, en fonction de la direction des vents dominants. Il est conseillé au public de s’abstenir de monter dans la partie supérieure de la chaîne volcanique et de rester attentif aux bulletins officiels du Service géologique colombien (SGC).
Le niveau d’alerte concernant l’activité volcanique demeure jaune : volcan actif présentant des modifications des paramètres surveillés et autres manifestations.
Source et photo : SGC.
Guatemala , Fuego :
Conditions atmosphériques : Ciel dégagé
Vent : Est
Pluviométrie : 0 mm
Activité
Un faible dégazage est observé au-dessus du cratère, atteignant une altitude de 600 mètres et se dispersant vers l’Ouest et le Sud-Ouest. Des explosions stromboliennes d’intensité faible, modérée et forte sont enregistrées à un rythme de 5 à 7 par heure, générant une colonne de gaz et de cendres qui s’élève à 4 800 mètres au-dessus du niveau de la mer. Les cendres sont dispersées sur une distance de 10 à 20 km vers l’Ouest et le Sud-Ouest. Des retombées de cendres fines sont signalées dans les localités situées sur les flancs Ouest et Sud-Ouest. Des projections balistiques et des retombées de matériaux volcaniques incandescents provenant des explosions sont également observées sur les flancs Ouest, Sud et Sud-Ouest, atteignant même la végétation.
L’activité explosive génère également des grondements, des ondes de choc et des bruits semblables à ceux d’une turbine d’avion en raison de l’expulsion continue de gaz. Des explosions d’intensité modérée à forte peuvent générer des grondements audibles à Antigua, Alotenango, Amatitlán, San Vicente Pacaya, Escuintla, El Rodeo, Siquinalá, Santa Lucía Cotzumalguapa, Yepocapa et dans d’autres localités. Durant la nuit et tôt le matin, il est possible d’observer des lueurs résiduelles dans le cratère, qui se manifestent également par des pulsations incandescentes atteignant une hauteur de 100 à 300 mètres.
Source : Insivumeh.
Photo : Diego Rizzo .






