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14 Octobre 2026. FR. Nouvelle Zélande : White Island , Hawaii : Kilauea , Italie / Sicile : Etna , Italie : Stromboli , Colombie : Puracé – chaîne volcanique Los Coconucos .

14 Octobre 2026.

 

 

 

Nouvelle Zélande , White Island :

Un vol d’observation confirme l’absence d’activité éruptive. Les émissions de vapeur et de gaz se poursuivent sur Whakaari/White Island. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2.
Publié : Mercredi 14 octobre 2026, 10 h 00
Le niveau d’alerte volcanique reste à 2.
Le code couleur pour l’aviation reste au jaune.

Au cours de la semaine écoulée, d’importants panaches de vapeur et de gaz étaient visibles depuis la côte de la baie de Plenty, leur visibilité étant accentuée par des conditions atmosphériques calmes. Un vol d’observation effectué lundi a confirmé l’absence d’activité explosive. Aucune activité éruptive n’a été observée depuis mars, et le niveau global d’agitation volcanique reste inchangé. Le niveau d’alerte volcanique demeure à 2 et le code couleur pour l’aviation au jaune.
Durant la semaine, des panaches de vapeur et de gaz d’un blanc éclatant et de plus grande taille ont été observés via les webcams de GeoNet ainsi que depuis la côte de la baie de Plenty. Les conditions atmosphériques calmes ont également favorisé la détection, par satellite, d’une concentration accrue de dioxyde de soufre (SO2) les 9 et 10 octobre. Bien que les émissions de gaz aient fluctué entre les vols de mesure, les niveaux de CO2 et de SO2 continuent d’afficher une baisse globale depuis décembre 2024. Aucune trace de cendres n’a été détectée dans l’atmosphère par les capteurs satellitaires.

Les panaches volcaniques sont une caractéristique courante de l’activité non éruptive de Whakaari/White Island ; ils sont souvent visibles depuis la côte. Ils s’échappent de bouches actives situées dans le cratère principal et, par temps calme, peuvent s’élever à plusieurs kilomètres au-dessus de l’île. Ces panaches passifs et non éruptifs — également appelés panaches de « vapeur et de gaz » — sont principalement constitués de vapeur d’eau, accompagnée de quantités moindres de gaz soufrés et carbonés. Lorsque les conditions atmosphériques sont propices (absence de vent, températures plus froides et humidité), ces panaches peuvent prendre de l’ampleur, comme ce fut le cas cette semaine.

Figure 1 : Image du panache de vapeur et de gaz d’un blanc éclatant vu depuis Whakatāne, s’élevant à 1 km au-dessus du volcan à 5 h 50, le samedi 10 octobre. Le panache se confond avec des nuages ​​d’altitude situés au-dessus du volcan.

Un vol d’observation effectué le 12 octobre n’a révélé aucun signe d’activité explosive récente. Aucune cendre n’était visible dans le panache, tandis que les températures au niveau des évents demeuraient relativement basses, inférieures à 100 °C.
Ces observations concordent avec la légère agitation volcanique décrite dans les deux précédents bulletins. Bien que Whakaari/White Island ne soit pas actuellement en éruption, l’activité volcanique pourrait s’intensifier avec peu ou pas de signes avant-coureurs, affectant potentiellement le fond du cratère et les abords immédiats de l’île.

Compte tenu de l’absence actuelle de données de surveillance en temps réel provenant de l’île, nous ne sommes pas en mesure de faire la distinction entre les niveaux d’alerte volcanique 1 et 2, ni entre les codes couleur aviation vert et jaune. Par conséquent, Whakaari/White Island restera au minimum au niveau d’alerte volcanique 2 et au code couleur aviation jaune jusqu’au rétablissement de la surveillance sur l’île.

Le groupe de surveillance volcanique de Nouvelle-Zélande (Earth Sciences) et le Centre national de surveillance des risques géologiques continueront de surveiller de près Whakaari/White Island pour détecter tout changement d’activité. Nous communiquerons de nouvelles informations dès qu’elles seront disponibles ou en cas d’évolution de la situation.

Source et photo : Geonet / Rebecca Fitzgerald / Volcanologue de garde

 

 

Hawaii , Kilauea :

BULLETIN QUOTIDIEN DE L’OBSERVATOIRE VOLCANOLOGIQUE D’HAWAÏ (HVO), Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS)
Mardi 13 octobre 2026, 10 h 06 HST (mardi 13 octobre 2026, 20 h 06 UTC)

19°25’16 » N 155°17’13 » O,
Altitude du sommet : 4 091 pieds (1 247 m)
Niveau d’alerte volcanique actuel : ATTENTION (WATCH)
Code couleur actuel pour l’aviation : ORANGE

Résumé :
Au cours des dernières 24 heures, de multiples débordements et des épisodes de fontaines de faible hauteur se sont produits au niveau de l’évent Nord. Le sommet du Kīlauea demeure sous une forte pression interne ; des changements dans l’activité éruptive ou dans la localisation de celle-ci au sein de la zone sommitale sont possibles.

Observations du sommet :
Peu avant 11 h 30 HST, l’évent Nord a commencé à produire, avec vigueur, une fontaine en dôme pendant près d’une heure, alimentant une coulée qui s’est étendue sur près d’un kilomètre depuis l’évent. Il s’agissait de la fontaine en dôme la plus longue et la plus vigoureuse observée depuis le 30 septembre. Deux autres épisodes importants de fontaines et de débordements ont eu lieu vers 16 h 00 et 19 h 00 HST, durant respectivement environ 40 et 20 minutes. Entre ces événements prolongés et à la suite de ceux-ci, une quinzaine d’événements de moindre ampleur se sont produits ; ils n’ont duré que quelques minutes et ont généré des coulées de moins de 300 pieds (100 mètres) de longueur. Les épisodes de fontaines soutenues ont été suivis de jets de gaz, souvent accompagnés de projections de fragments de lave (spatter) lors du reflux de la lave dans les évents. Le dernier de ces débordements a eu lieu vers 21 h 30 HST ; depuis lors, seule une lueur, accompagnée de faibles jets de gaz et de projections, a été observée au niveau des évents.

Les inclinomètres du sommet ont enregistré une légère augmentation de l’inclinaison au cours des dernières 24 heures, notamment au niveau de la station Uēkahuna (UWD).

Au cours des dernières 24 heures, 20 séismes superficiels ont été localisés dans la zone sommitale du Kīlauea, principalement dans la partie Sud de la caldeira. Les stations GPS situées de part et d’autre du cratère Halemaʻumaʻu (CRIM et UWEV) indiquent un léger allongement de la distance les séparant depuis la fin du mois de septembre.

Les interférogrammes radar à synthèse d’ouverture interférométrique (InSAR) actualisés, réalisés après l’intrusion du dyke survenue entre le 30 septembre et le 1er octobre, montrent que l’intrusion se contracte légèrement depuis la soirée du 2 octobre. Des mouvements mineurs liés à l’intrusion ont été observés le long de nombreuses failles et fissures formées lors de l’effondrement de la caldeira en 2018. Aucun signe de déformation significative n’est observé en dehors de la caldeira, y compris dans la zone Sud de celle-ci.

Durant les périodes d’accalmie entre les épisodes éruptifs, le taux d’émission de dioxyde de soufre (SO2) au sommet varie généralement entre 1 000 et 5 000 tonnes par jour. Des panaches de gaz volcaniques s’échappant des évents sont visibles sur les images des webcams en journée. Les prévisions météorologiques annoncent actuellement des vents venant de l’Est-Sud-Est, qui basculeront vers l’Est dans la soirée.

Observations concernant les zones de rift :
L’activité sismique et les taux de déformation du sol restent faibles dans les zones de rift Est et Sud-Ouest. Les émissions de SO2 provenant de la zone de rift Est demeurent inférieures au seuil de détection. Aucune déformation significative du sol n’a été enregistrée dans ces zones de rift.

Source et photo : HVO.

 

 

 

Italie / Sicile , Etna :

BULLETIN HEBDOMADAIRE, du 05 Octobre 2026 au 11 Octobre 2026 (date d’émission : 13 Octobre 2026)

SYNTHÈSE DE L’ÉTAT D’ACTIVITÉ
Au vu des données de surveillance, on note :
1) OBSERVATIONS VOLCANOLOGIQUES : Activité de dégazage à régime variable au niveau des cratères sommitaux et émissions discontinues de cendres depuis le Cratère Nord-Est.
2) SISMOLOGIE : Faible activité sismique de fracturation. Amplitude moyenne du trémor volcanique à un niveau bas.
3) INFRASONS : Faible activité infrasonore.
4) DÉFORMATIONS DU SOL : Les séries temporelles des stations de surveillance des déformations du sol ne montrent pas de variations significatives.

5) GÉOCHIMIE : Flux de SO2 à un niveau moyen.
Flux de CO2 du sol (Etnagas) : valeurs moyennes.
Pression partielle de CO2 dissous dans la nappe (Réseau EtnaAcque) : aucune mise à jour.
Rapport isotopique de l’Helium sur les sites périphériques : la dernière donnée du 22 septembre 2026 confirme des valeurs élevées.
6) OBSERVATIONS SATELLITAIRES : L’activité thermique observée par satellite dans la zone sommitale a été généralement de faible niveau.

OBSERVATIONS VOLCANOLOGIQUES
La surveillance de l’activité volcanique de l’Etna, au cours de la semaine concernée, a été effectuée par l’analyse des images provenant du réseau de caméras de surveillance de l’INGV, Osservatorio Etneo (INGV-OE) . Les mauvaises conditions météorologiques ont fortement limité les observations.

L’activité des cratères sommitaux de l’Etna n’a pas varié par rapport au bulletin précédent (Rapport n° 41/2026 ETNA) ; elle s’est en effet caractérisée par des émissions de cendres sporadiques et diffuses, provenant principalement du cratère Nord-Est. De manière générale, les cratères sommitaux ont surtout présenté un dégazage d’intensité variable.

Source : INGV

Photo :  Giovinsky Aetnensis

Italie , Stromboli :

BULLETIN HEBDOMADAIRE, du 05 Octobre 2026 au 11 Octobre 2026 (date d’émission : 13 Octobre 2026)

SYNTHÈSE DE L’ÉTAT D’ACTIVITÉ
Au vu des données de surveillance, on note:

1) OBSERVATIONS VOLCANOLOGIQUES : Activité éruptive ordinaire de type strombolien sur les deux zones cratériques, associée à du *spattering* dans la zone cratérique Nord. Fréquence de l’activité explosive totale (incluant les zones cratériques Nord et Centre-Sud) à un niveau moyen, avec une intensité des explosions faible dans les zones cratérique Nord et Centre-Sud. Débordement de lave depuis la zone cratérique Nord les 5 et 6 octobre.
2) SISMOLOGIE : Les paramètres sismologiques surveillés ne montrent pas de variations significatives.
3) DÉFORMATIONS DU SOL : Aucune variation significative n’est relevée dans les séries temporelles des stations de surveillance des déformations du sol.
4) GÉOCHIMIE : Flux de SO2 à un niveau moyen.
Flux de CO2 du sol (zone Pizzo – STR02) : pas de mise à jour.
Rapport C/S dans le panache : pas de mise à jour.
Rapport isotopique de l’hélium (R/Ra) : pas de mise à jour.
Flux de CO2 du sol dans la zone de San Bartolo : valeurs moyennes.
Flux de CO2 du sol dans la zone de Scari : pas de mise à jour.
5) OBSERVATIONS SATELLITAIRES : L’activité thermique observée par satellite dans la zone sommitale a été de niveau faible à moyen lors de l’épisode de débordement de lave du 5 octobre 2026.

OBSERVATIONS VOLCANOLOGIQUES

Observations de l’activité explosive captée par les caméras de surveillance
Au cours de la semaine d’observation, l’activité éruptive du Stromboli a été caractérisée grâce à l’analyse des images enregistrées par les caméras de surveillance de l’INGV-OE situées à 190 m au-dessus du niveau de la mer et à Punta dei Corvi (respectivement SCT-SCV et SPCT). Les explosions dans la zone cratérique Nord (Zone N ) ont principalement produit des matériaux grossiers (bombes et lapilli) ; dans la zone cratérique Centre-Sud (Zone CS ), les explosions ont produit des matériaux majoritairement fins mêlés à des matériaux grossiers. La fréquence moyenne des explosions dans la Zone N s’est située dans la moyenne. Dans la Zone CS, la fréquence moyenne des explosions s’est établie à des niveaux moyens à bas. La fréquence horaire moyenne journalière totale (Zone N + Zone CS) des explosions s’est située à un niveau moyen . L’intensité de l’activité explosive est restée faible au niveau des deux zones cratériques.

ACTIVITÉ NON ORDINAIRE
Activité effusive par débordement de lave (heures en UTC)
Le 5 octobre, un épisode d’émission de lave par débordement s’est produit depuis la zone cratérique Nord, au niveau de la bouche N1. L’événement a débuté à 13 h 05 et a généré une coulée de lave modeste, restée localisée dans la partie supérieure de la Sciara del Fuoco, avant de prendre fin à 22 h 50 le même jour  . Un deuxième épisode de courte durée a eu lieu le 6 octobre, d’environ 07 h 25 à environ 08 h 40.

Source : INGV

Photo : Stromboli stati d’animo / Sebastiano Cannavo

 

 

Colombie , Puracé – chaîne volcanique Los Coconucos :

Popayán, le 13 octobre 2026, 16 h 20.

Dans le cadre du suivi de l’activité du volcan Puracé – chaîne volcanique Los Coconucos (CVLC), le Service géologique colombien (SGC), organisme rattaché au ministère des Mines et de l’Énergie, signale ce qui suit :

Au cours de la semaine du 6 au 12 octobre 2026, la sismicité associée au mouvement de fluides (gaz et liquides issus du magma et de son interaction avec le système hydrothermal) a connu une légère augmentation en nombre. Ces événements ont continué à se localiser principalement sous le cratère du volcan Puracé, à des profondeurs inférieures à 2 km.
La sismicité associée à la fracturation de la roche (VT) s’est maintenue à des niveaux similaires à ceux enregistrés la semaine précédente en termes de nombre d’événements et s’est localisée au nord-est du volcan, à des distances comprises entre 12 et 16 km et des profondeurs entre 8 et 14 km ; on note en particulier un événement d’une magnitude de 1,9 ML. Par ailleurs, dans la zone de confluence des flancs entre les volcans Puracé et Piocollo, des événements ont été localisés à des profondeurs comprises entre 1 et 4 km et de faibles magnitudes.

Le processus de lente déformation du sol se poursuit dans le secteur situé entre les volcans Puracé, Piocollo et Curiquinga. D’autre part, des valeurs significatives continuent d’être enregistrées concernant les émissions de dioxyde de soufre (SO₂) et de dioxyde de carbone (CO₂) dans l’atmosphère, atteignant des valeurs quotidiennes de masse émise allant jusqu’à 250 tonnes et 800 parties par million, respectivement. Les observations satellitaires ont permis d’identifier des anomalies thermiques de faible énergie à l’intérieur même du cratère au cours de cette période.

Épisode d’émission au volcan Puracé le 9 octobre 2026 à 05 h 52. Enregistrement de la caméra Mina2, située à 2,2 km au Nord-Ouest du volcan Puracé.

Trente-neuf émissions de cendres ont été enregistrées, atteignant des altitudes supérieures à deux (2) kilomètres au-dessus du sommet du volcan ; par ailleurs, un dégazage continu a été observé. La dispersion s’est faite principalement vers le Nord-Ouest et l’Ouest du volcan. Des signalements de ces émissions ont été reçus de la part d’habitants de Coconuco, Puracé, Paletará et de certains hameaux de la municipalité de Sotará.

En conclusion, les variations observées au niveau du volcan Puracé (CVLC) indiquent que le système continue de présenter une instabilité concernant plusieurs paramètres surveillés ; la poursuite des émissions et des retombées de cendres, dispersées selon la direction prédominante des vents, est possible. De même, on ne peut exclure l’apparition de nouveaux changements dans l’activité volcanique susceptibles d’entraîner des manifestations de surface plus énergétiques.

Le niveau d’alerte volcanique est maintenu au niveau « Jaune » : volcan actif présentant des modifications du comportement de base des paramètres surveillés et autres manifestations.

Source et photo : SGC.

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