30 Janvier 2026.
Japon , Yakedake :
L’Agence météorologique japonaise (JMA) a relevé le niveau d’alerte du Yakedake à 2 (sur une échelle de 1 à 5) le 25 janvier à 5 h 50 en raison d’une augmentation de la déformation et de la sismicité. Une inflation près du sommet a été détectée par les données du Système mondial de navigation par satellite (GNSS) dès 1 h 00 environ, et le nombre de petits séismes volcaniques dont les épicentres se situaient à proximité du sommet a commencé à augmenter vers 2 h 00 le même matin. Le réseau sismologique a enregistré un total préliminaire de 75 séismes volcaniques le 25 janvier, 37 le 26 janvier et 22 le 27 janvier. Aucun trémor volcanique n’a été enregistré. La JMA a appelé le public à la prudence dans un rayon d’un kilomètre autour du cratère.
Le Yakedake domine la station touristique prisée de Kamikochi, dans les Alpes japonaises du Nord. Le petit stratovolcan à dominante andésitique, l’un des nombreux volcans japonais nommés Yakedake ou Yakeyama (« Pic ardent » ou « Montagne ardente »), s’est formé à cheval sur une crête orientée Nord-Sud, entre les volcans plus anciens de Warudaniyama et Shirataniyama. Akandanayama, situé à environ 4 km au Sud-Sud-Ouest, est un stratovolcan à dômes de lave qui a été actif jusqu’à l’Holocène. Un cratère de 300 m de diamètre se trouve à son sommet, et des cratères d’explosion sont présents sur ses flancs Sud-Est et Nord. De fréquentes éruptions phréatiques de faible à moyenne intensité se sont produites au cours du XXe siècle. Le 11 février 1995, une explosion hydrothermale dans une zone géothermique a coûté la vie à deux personnes sur un chantier de construction routière.
Sources : Agence météorologique du Japon (JMA) , GVP.
Photo : Lee Siebert, 1977 (Smithsonian Institution).
Alaska , Omok :
BULLETIN D’INFORMATION DE L’OBSERVATOIRE VOLCANIQUE DE L’ALASKA, Service géologique des États-Unis
Jeudi 29 janvier 2026, 17 h 55 AKST (vendredi 30 janvier 2026, 02 h 55 UTC)
53°23’49 » N 168°9’58 » O
Altitude du sommet : 1 073 m (3 520 pi)
Niveau d’alerte volcanique actuel : NORMAL
Code couleur actuel pour l’aviation : VERT
De forts vents du nord soufflant à proximité des volcans Okmok et Vsevidof, sur l’île d’Umnak, ont soulevé des cendres et des poussières volcaniques en suspension et les transportent vers le Sud. Les nuages de cendres volcaniques remises en suspension sont visibles sur les images satellites. Le Service météorologique national a émis un message SIGMET concernant cet événement de basse altitude et indique que l’altitude maximale des nuages est de 0,9 km (3 000 pieds) au-dessus du niveau de la mer.
Ce phénomène n’est pas lié à une activité volcanique récente et se produit par temps de vents forts et de conditions sèches sans neige à Okmok, Vsevidof et dans d’autres zones volcaniques d’Alaska. Aucune éruption n’est en cours. Le volcan Okmok demeure au code couleur VERT et au niveau d’alerte NORMAL. Les cendres volcaniques remises en suspension sont considérées comme dangereuses et peuvent endommager les aéronefs et présenter un risque pour la santé.
Le volcan Okmok est une caldeira de 10 kilomètres (6 miles) de diamètre qui occupe la majeure partie de l’extrémité orientale de l’île d’Umnak, située à 120 kilomètres (75 miles) au Sud-Ouest d’Unalaska/Dutch Harbor, dans l’archipel des Aléoutiennes orientales. L’Okmok a connu plusieurs éruptions au cours de l’histoire, généralement caractérisées par des coulées de lave traversant le fond de la caldeira, comme en 1945, 1958 et 1997. Cependant, en 1817, l’Okmok a produit une éruption explosive qui a entraîné des retombées de cendres dans la région de Dutch Harbor. La dernière éruption du volcan a eu lieu en juillet-août 2008, produisant des émissions de cendres continues dont l’altitude a fluctué entre 1 500 et 9 000 mètres environ au-dessus du niveau de la mer pendant les cinq semaines qu’a duré l’éruption, avec un panache initial culminant à 15 000 mètres durant les douze premières heures. Cette éruption a entraîné la formation d’un nouveau cône (Ahmanilix) à l’intérieur de la caldeira.
La localité la plus proche est Nikolski, située à environ 70 kilomètres à l’Ouest du volcan. Une famille de gardiens de ranch vit à Fort Glenn sur le flanc du volcan à environ 10 kilomètres (6 miles) à l’Est du rebord de la caldeira pendant les mois d’été.
Source : AVO.
Photo : Mees, Burke.
Philippines , Mayon :
L’Institut philippin de volcanologie et de sismologie (PHIVOLCS) a signalé que l’éruption du Mayon s’est poursuivie du 22 au 28 janvier, caractérisée par des effusions et des effondrements au niveau du dôme sommital, des coulées pyroclastiques, des chutes de pierres, des panaches de cendres, des avalanches de matériaux incandescents et des coulées de lave. Les coulées de lave dans les bassins versants de Mi-Isi (Sud), Bonga (Sud-Est) et Basud (Est) ont continué de progresser et atteignaient une longueur de 1,3 à 3,2 km le 24 janvier. Une activité strombolienne épisodique et mineure a été visible les 21 et 22 janvier, ainsi que du 25 au 27 janvier. Des émissions modérées se sont élevées jusqu’à 1 km au-dessus du sommet et ont dérivé dans diverses directions la plupart des jours ; la couverture nuageuse a obscurci la visibilité les 21 et 26 janvier. Le réseau sismique a enregistré quotidiennement entre 155 et 317 chutes de pierres et entre 29 et 106 coulées pyroclastiques.
Le nombre de séismes volcaniques quotidiens était variable. Entre 222 et 293 séismes volcaniques quotidiens ont été enregistrés les 21 et 22 janvier, puis les 26 et 27 janvier. Aucun séisme n’a été détecté le 23 janvier, un seul le 24 janvier et 13 le 25 janvier. Une période de trémor continu s’est produite les 24 et 25 janvier. Les émissions de dioxyde de soufre ont oscillé entre 1 221 et 3 364 tonnes par jour (t/j) la plupart des jours, avec un pic à 6 110 t/j en moyenne le 23 janvier.
Le 28 janvier à 18 h, 4 055 personnes (1 115 familles) étaient hébergées dans 13 centres d’accueil d’urgence, et 51 personnes supplémentaires (17 familles) étaient hébergées chez des amis ou des proches, selon le Centre de surveillance et d’information des opérations de réponse aux catastrophes (DROMIC). Le niveau d’alerte est resté à 3 (sur une échelle de 0 à 5) et il a été rappelé aux résidents de se tenir à l’écart de la zone de danger permanent (ZDP) de 6 km de rayon. L’Institut philippin de volcanologie et de sismologie (PHIVOLCS) a recommandé aux autorités de l’aviation civile d’informer les pilotes d’éviter de survoler le sommet.
Sources : Institut philippin de volcanologie et de sismologie (PHIVOLCS), Centre de surveillance et d’information des opérations d’intervention en cas de catastrophe (DROMIC) , GVP.
Photo : Phivlocs.
Archipel de Vanuatu , Ambae :
Le Département de météorologie et de géorisques du Vanuatu (VMGD) a signalé une activité éruptive sur Ambae en janvier, d’après les enregistrements sismiques, les données satellitaires et les images de webcams. Cette activité sismique a été caractérisée par un trémor volcanique et plusieurs événements volcano-sismiques. Des émissions de dioxyde de soufre à des taux variables ont été identifiées sur les images satellitaires les 1er et 28 janvier. Des anomalies thermiques d’intensité faible à modérée ont également été détectées sur les images satellitaires les 2, 4, 6, 15-16, 19, 22 et 26 janvier. Des émissions composées de diverses combinaisons de vapeur, de gaz et de cendres étaient visibles sur les observations satellitaires et par webcam les 3-5, 8, 12-15, 18 et 22-23 janvier. Un panache de cendres dense était visible sur une image de webcam s’élevant au-dessus du rebord du cratère et dérivant vers le Sud-Sud – Est à 9 h 15 le 22 janvier.
Selon le Centre consultatif sur les cendres volcaniques de Wellington (VAAC), le panache de cendres s’est élevé à 3 km d’altitude et a dérivé vers le Sud-Est, d’après les images de webcams et les modèles météorologiques. Des observations au sol effectuées à 15 h 51 ont indiqué que l’éruption se poursuivait et qu’une petite zone de cendres en altitude était visible au Sud-Ouest. Aucune cendre n’a été détectée par satellite à ces deux moments en raison de la couverture nuageuse. Le niveau d’alerte est resté à 2 (sur une échelle de 0 à 5) et la population a été invitée à rester en dehors de la zone de danger A, définie comme un rayon de 2 km autour des évents actifs du lac Voui, et à s’éloigner des cours d’eau en cas de fortes pluies.
Sources : Département de météorologie et des géorisques du Vanuatu (VMGD), Centre consultatif sur les cendres volcaniques de Wellington (VAAC) , GVP.
Photo : Mayumi Green / Tatum José.
Colombie , Chiles / Cerro Negro :
San Juan de Pasto, le 27 janvier 2026, 17h40
Concernant le suivi de l’activité du complexe volcanique Chiles-Cerro Negro (CVCCN), le Service géologique de Colombie (SGC), organisme rattaché au ministère des Mines et de l’Énergie, signale ce qui suit :
Durant la période du 20 au 26 janvier 2026, les principales variations des paramètres suivis par rapport à la semaine précédente ont été les suivantes :
● Une augmentation du nombre de séismes et une diminution de l’énergie sismique libérée ont été enregistrées. La sismicité liée à la fracturation des roches reste prédominante, de même que la sismicité associée à la dynamique des fluides au sein des volcans.
● La quasi-totalité des séismes étaient situés dans le secteur Sud-Ouest du sommet du volcan Chiles, dans une zone d’environ 3 km de diamètre, à des profondeurs entre 2 et 5 km sous son sommet (4 700 m d’altitude). La magnitude maximale de cette sismicité était de 1,8. Aucun séisme n’a été ressenti.
● L’analyse des informations recueillies par les capteurs satellitaires et les stations au sol continue d’indiquer des variations liées aux processus de déformation dans certains secteurs de la
zone volcanique.
Sur la base de l’évaluation et de la corrélation des paramètres surveillés, le SGC recommande de suivre de près son évolution grâce aux bulletins hebdomadaires et aux autres informations publiées par ses canaux officiels, ainsi qu’aux instructions des autorités locales et départementales et de l’Unité nationale de gestion des risques de catastrophe (UNGRD).
L’activité volcanique demeure au niveau d’alerte jaune : Volcan actif avec modifications du comportement de référence des paramètres surveillés et autres manifestations.
Source et photo : SGC.




