19/03/2016. FR. Nyiragongo , Copahue , Chaine des Cascades ( St Helens ) , Masaya .

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19/03/2016. FR. Nyiragongo , Copahue , Chaine des Cascades ( St Helens ) , Masaya .

19/03/2016.

 

 

Nyiragongo, République Démocratique du Congo .

RAPPORT DE LA MISSION EFFECTUÉE AU VOLCAN NYIRAGONGO
EN DATE DU 10 AU 11 Mars 2016

I.INTRODUCTION
Une équipe de l’Observatoire Volcanologique de Goma (OVG) a effectué une mission au volcan Nyiragongo en date du 10 au 11 Mars 2016. Cette mission s’inscrivait dans le cadre du suivi de l’activité de ce volcan observée depuis bientôt deux semaines.

II.COMPOSITION DE L’EQUIPE
-KWETU SAMBO Gloire: Chercheur à l’OVG
-MUKAMBILWA KIBUYE Pierre: Chercheur à l’OVG
III.DUREE DE LA MISSION
Cette mission a duré environ 2 jours soit du 10 au 11 Mars 2016.

 


IV.OBJECTIFS DE LA MISSION.
-Apprécier l’activité magmatique du volcan Nyiragongo particulièrement le niveau d’écoulement de la lave du nouveau puits secondaire vers le puits principal ainsi que son épanchement sur la 3e plate forme.
-Apprécier le niveau du lac de lave du puits principal et du puits secondaire ainsi que leur degré d’activité actuelle.
-Effectuer des mesures de température et d’extensomètre sur le flanc Sud du volcan Nyiragongo.
– Effectuer des mesures topographiques du cratère du volcan Nyiragongo.

V.DEROULEMENT DE LA MISSION.

Parti de l’Observatoire à 7h, l’équipe est arrivée au sommet du volcan Nyiragongo vers 16h et a entamé des observations directes du cratère.
De celles-ci il ressort ce qui suit:
– La coulée du nouveau puits secondaire continue sur la 3ème plateforme en suivant deux directions vers le Nord et vers le Sud.
. Elle continue à s’accumuler sur celle-ci et s’est déjà rependue sur presque toute sa surface. Depuis le matin du 11 Mars 2016 cette coulée a commencé à se déverser dans le puits principal, mais c’est encore à une vitesse lente .

– L’activité du puits secondaire demeure intense avec des fontaines et des explosions intermittentes. Ces fontaines peuvent atteindre une dizaine des mètres .
– Le niveau du lac de lave du puits principal demeure bas mais son activité reste intense et concentrée essentiellement tantôt vers le Nord, tantôt l’Est.
– Les mesures de déformation effectuées le 11 Mars 2016, ne montrent pas de déformations significatives du cratère du Nyiragongo.

 

nyiragongo

– Mesures de températures dans les fractures :

Les mesures de température ont été effectuées au niveau du sommet du Nyiragongo, au niveau de la cabane et au niveau du Shaheru.
Les relevés des températures dans les fissures du somment (flanc Sud), à Shaheru et à la Cabane montrent une légère diminution des températures; ce qui signifie que l’activité reste encore concentrée dans le cratère et les fractures ne sont pas encore alimentées.
Dans l’ensemble , la température moyenne journalière n’accuse pas d’écarts considérables pour les trois mois pris en compte.
L’on remarque toutefois que les mois de Février 2016 et de Mars 2015 accusent quelques petites fluctuations

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

De nos observations du cratère du volcan Nyiragongo, il nous revient de tirer les conclusions ci-dessous:
S’agissant du puits secondaire dans le cratère du volcan Nyiragongo, il continue à manifester une activité très intense. Ceci se concrétise par :
-Des fontaines de lave importantes qui continuent à jaillir de ce puits.
– Des coulées de lave qui continuent à s’épancher sur la troisième plateforme et les deux branches formées pourraient se rencontrer incessamment.
-Un début de déversement de cette coulée dans le puits principal a été observé.

S’agissant du puits principal du volcan Nyiragongo, bien que la lave soit concentrée un peu plus bas, il continue aussi à manifester une activité très intense avec des fontaines de lave observables vers le Nord et vers l’Est.

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NB : Étant donné que ces deux puits continuent à être alimentés, nous estimons que la probabilité d’un colmatage proche du lac de lave dans le puits principal n’est pas envisageable pour le moment. Par ailleurs, les relevés des températures dans les fissures au niveau de Kibumba (flanc Est), du somment (flanc Sud) et à Shaheru indiquent une légère diminution de la température, ce qui signifie que l’activité reste encore concentrée dans le cratère et les fractures ne sont pas encore alimentées.

Les mesures EDM effectuées autour du cratère du Nyiragongo n’ont montré aucune déformation du cratère entre le 2 Mars 2016 et le 11 Mars 2016.
Les mesures extensométriques montrent une légère dilatation de la fracture de l’ordre de 1.1 mm au niveau du Shaheru.
Les populations de Goma ainsi que des agglomérations avoisinantes ne devraient donc pas s’inquiéter car l’activité des puits principal et secondaire est encore concentrée dans le cratère central.

De ce qui précède, nous formulons des recommandations suivantes:
– Le suivi au quotidien par les scientifiques de l’OVG de cette activité.
– La permanence des Chercheurs tant à l’OVG qu’au sommet du volcan pour de meilleures observations de ces activités.
– Le renforcement des mesures de tous les paramètres (sismiques, géodésiques, géochimiques,…) sur les flancs Sud et Est du Nyiragongo.

Fait à Goma, le 12 Mars 2016

 Source : L’équipe de l’OVG en mission :MUKAMBILWA KIBUYE Pierre KWETU SAMBO Gloire.

Photos : Ovg goma ,  Charles Balagizi ,  Virunga.org.

 

Copahue , Chili :


Le niveau d’activité du volcan est au niveau : JAUNE : changements dans le comportement de l’activité volcanique -Temps probable pour une éruption: Semaines / mois.
Sur la base de l’analyse des informations obtenues par l’équipement de surveillance et la surveillance du volcan , le Servicio Nacional de Geología y Minería (SERNAGEOMIN) -Observatorio Volcanológico de Los Andes del Sur (OVDAS), communique:
-Durant cette période , vingt (23)  événements sismiques, dont sept (7) ont été classés comme volcano-tectoniques (VT) associés à des processus de fracturation de roches ont été enregistrés.
De même, seize (16) événements liés à la dynamique des fluides  à l’intérieur du volcan ,  identifiés comme des tremblements de terre volcaniques longue période (LP) ont été enregistrés  .
En ce qui concerne l’activité sismique de type VT, les magnitude locale (ML) sont inférieures ou égales à M 2,0. L’événement d’énergie le plus élevé  a été situé sur le flanc Nord-Est (NE) à 15,4 km par rapport au cratère El  Agrio , à une profondeur de 1,2 km.
En ce qui concerne les événements de type LP, ils ont présenté des valeurs de déplacement  réduit  (RDC) en -dessous de 12,0 cm2, donc la magnitude locale (ML) a été plus faible que M 2.0 et surtout situés autour du cratère.

 

copahue


Pendant le cours du mois, il y a eu un signal de tremor constant, principalement associé  à la sortie de matière particulaire (gaz et  cendres) du cratère El  Agrio, qui a enregistré des valeurs de  RDC oscillantes ,  généralement inférieure à 5,4 cm2,  valeurs qui sont intermédiaires
/ hautes pour ce volcan. Les fréquences dominantes sont concentrées dans une largeur de bande allant de 1,0  à 1,4Hz.
Suite aux données obtenues à partir de cinq (5) stations GNSS, qui cherchent à mesurer la déformation de la surface du volcan, il a été observé que les composantes horizontales et verticales ont montré des variations de faible amplitude, semblables à celles enregistrées au cours de l’année . Le plus grand taux de variation des composantes horizontales est de 0,18cm / mois,  la plus grande variation de la composante verticale,  était de 0,23 cm / mois.
La situation constatée ci-dessus, reflète clairement une augmentation de longueur d’environ 2 cm par rapport à l’année précédente, ce qui reflète une légère inflation.
Les émission de dioxyde de soufre (SO2) enregistrées sur le volcan Copahue par l’équipe DOAS (Differential Spectrométrie d’absorption optique) station Triplets, installée à 5 km à l’Est-Nord-Est (ENE) du cratère actif, ont présenté une valeur moyenne de 693  ± 128 T/jour et une valeur maximale observée au cours des deux premières semaines de 2079 t / jour, enregistrée le 8 Mars . Le débit moyen est considéré  de faible  niveau  pour ce volcan.
Les Caméras IP installées près du volcan ont enregistré une émission constante de matériel provenant du cratère actif (El Agrio) ,  accompagnée par une incandescence. Ces émissions ont été caractérisées  la plupart du temps,par une couleur grise, montrant la présence de  matière particulaire.

copahue


Les images satellites ont mesuré la distance atteint par le panache , avec des valeurs allant jusqu’à 50 km du cratère El Agrio avec des directions vers le Sud-Est (SE) et  l’Est-Sud-Est (ESE).
Les Images publiées par le Sulfur Dioxyde Group ( instrument de surveillance de l’ozone- http://so2.gsfc.nasa.gov/) et NESDIS (National Environmental Satellite, données  et  information –  http: // satepsanone .nesdis.noaa.gov) n’ ont signalé aucune anomalie des émissions de dioxyde de soufre (SO2) dans l’atmosphère dans le secteur du complexe volcanique.
Le Rayonnement thermique publié par le MODVOLC (Resolution Imaging Moderate spectroradiometer) MODIS sur son site Internet (http: //modis.hig p.hawaii.edu/) et Mirova (Moyen InfraRed , Observation de l’activité volcanique) sur son site Internet (http://www.mirovaweb.it/), systèmes de surveillance qui indiquent des changements significatifs dans la température de surface, n’ont rapporté aucune alertes thermiques dans la zone associée au volcan.
Selon les indicateurs de suivi décrits ci-dessus, il en résulte que  l’activité liée à l’interaction entre un corps  magmatique d’un faible  volume  à des niveaux  profonds dans l’édifice volcanique, avec système hydrothermal de surface continue , sans atteindre un déséquilibre, en le maintenant dans ce qu’on appelle un équilibre « méta-stable « . Une telle activité peut se poursuivre pendant une longue période en oscillation, sans écarter des augmentations spécifiques associées à l’activité
De
petites explosions phréatiques et / ou une faible activité strombolienne dans la région du cratère peuvent se produire .
Par conséquent,  limiter l’accès à la zone proximale dans un rayon de 1,5 km autour du cratère El Agrio  est recommandé. Le niveau d’alerte technique reste au niveau  JAUNE.

Source : Sernageomin

Photos : Tito Páez , Volcanes Andinos.

 

 Chaine des Cascades , Etats-Unis :

 MISE À JOUR HEBDOMADAIRE  , Vendredi, 18 Mars, 2016 16:30

Volcans : actuel Niveau d’alerte: NORMAL
Aviation : actuel Code couleur: GREEN

Mise à jour d’activité: Tous les volcans de la chaîne des Cascades de l’Oregon et de Washington sont à des niveaux de fond normaux de sismicité. Ceux-ci incluent le mont Baker, Glacier Peak, le mont Rainier, le mont St. Helens, et le Mont Adams, dans l’État de Washington;  le mont Hood, Mont Jefferson, Three Sisters, Newberry et Crater Lake dans l’Oregon.

Observations récentes: Au cours de la semaine dernière, des tremblements de terre ont été localisés au Mont Rainier, Mont Saint Helens et Mount Hood. Au mont St. Helens, il y a eu plus de 100 très petits tremblements de terre, trop petit pour être situé formellement, tous se produisant probablement entre 2 et 4 kilomètres de profondeur sous le volcan. Une telle activité est conforme à ce que nous croyons être les niveaux de fond de  sismicité du Mont St. Helens.

st helens

Le réseau sismique du mont St. Helens continue de détecter de petits séismes de faible magnitude. Depuis le 14 Mars 2016, douze tremblements de terre ont été formellement localisés et le réseau local a détecté au moins 100 tremblements de terre trop petits pour être enregistrés avec suffisamment  de précision sur les sismomètres afin de calculer leur emplacement. La plupart des tremblements de terre ont des signatures sismiques similaires suggérant qu’ils se produisent dans la même zone que des tremblements de terre situés  à une profondeur moyenne d’environ 3-4 km. Selon le Réseau Sismique Nord-Ouest  du Pacifique, le plus grand tremblement de terre sur une période de quatre jours a été d’une magnitude de M 0,7, un événement qui ne serait pas ressenti même si vous étiez debout juste au-dessus.
Ces types de séismes volcano-tectoniques sous le mont St. Helens sont probablement associés à la re-pressurisation lente du réservoir de magma, semblable à ce qui se passait après l’éruption de 1980 à 1986. Ceci est une prévision et  ne signifie pas que le volcan soit susceptible d’entrer en éruption à tout moment  .

Source : USGS

Photo: Blog scentifiqueamericain.

 

Masaya , Nicaragua :

La bouche du volcan Masaya s’élargit.

18 mars 2016. En raison de plusieurs glissements de terrain  , l’une des ouvertures situées à l’intérieur de cratère Santiago du volcan Masaya s’est élargie, ce qui permet de mieux visualiser le fort débit de magma. Ces glissements de terrain, a expliqué la porte-parole du gouvernement, Rosario Murillo, ont été enregistrés sur les parois internes du cratère.
En plus de ce changement, le volcan Masaya n’a pas produit une plus grande variation de son activité, a déclaré Murillo  .

Lors d’une présentation au corps diplomatique accrédités dans le pays le 16 Mars, le consultant en volcanologie de l’Institut Nicaraguayen des Études Territoriales (INETER) , Armando Saballos , a dit que le lac de lave contenu  dans le cratère du Masaya, est elliptique et mesure 10 mètres par 20 mètres.
Outre les principales bouches, comme a indiqué Saballos, « il y a une autre ouverture dans la partie Nord-Est du cratère Santiago qui est une autre très petite bouche, où la lave est également observée ».

masaya

ANALYSE ET SURVEILLANCE

Saballos dit que l’  INETER assure une surveillance constante du cratère Santiago , « parce que c’ est un volcan situé à proximité d’un grand centre de population. »
Cependant, jusqu’à présent « nous n’avons aucune indication que cette activité du lac de lave du Masaya débouchera sur quelque chose de plus important », a déclaré Saballos. Selon les données compilées à partir de la recherche sur le volcan, l’ INETER a déterminé qu’ au début de Décembre , dans le cratère Santiago   »  une injection de magma  est devenue évidente parce que le lac de lave a maintenant changé.
Ceci en corrélation avec les données géochimiques où l’on voit une augmentation des émissions de dioxyde de soufre magmatique « . Bien que le Masaya n’ait pas de fortes explosions  , le Parc national du volcan Masaya  reste fermé au public.

 Source :   LA PRENSA

Photo : Cesar Perez

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