17/10/2015. Fr . Piton de la Fournaise , Copahue.

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17/10/2015. Fr . Piton de la Fournaise , Copahue.

17/10/2015.

 

Piton de la Fournaise, La Réunion :

Bulletin d’activité du samedi 17 octobre 2015 à 08h00 (Heure locale)

L’éruption qui a débuté le 24 août 2015 à 18h50 se poursuit.
Les indicateurs géophysiques et géochimiques continuent à montrer des évolutions qui sont très nettes depuis le 12 octobre. Depuis le 24 septembre 2015, l’intensité du tremor éruptif évolue à la hausse. La figure 1 montre très clairement que depuis le 12 octobre la pente est très forte avec un saut le 14.

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(©OVPF/IPGP)

Figure 1 : RSAM (intensité sismique) enregistré par la station Rivals depuis le début de l’éruption.

Côté déformations, la tendance à la déflation observée depuis le 27 septembre s’est confirmée les jours suivants mais cela est encore plus net depuis le 11 octobre.

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©OVPF/IPGP)
Figure 2 : Exemples d’évolutions de la déformation sur trois lignes de base (distance de station à station) – A : au sommet ; B : à la base du cône sommital et C : sur une longue distance
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(©OVPF/IPGP)

Figure 3 : Flux de SO2 du 24 aout au 13 octobre mesuré à l’aide de la station NOVAC de Piton de Bert.

Concernant les indicateurs géochimiques et plus particulièrement les flux de gaz, la figure 3 montre l’évolution du flux de SO2 depuis le depuis de l’éruption. En regardant plus précisément les points bleus (moyenne quotidienne), on note une nette tendance à la hausse depuis le début du mois d’octobre. Les mesures de CO2 dans le sol sont également remarquables en matière de hausse particulièrement au gite du Pas de Bellecombe où des mesures sont effectuées plusieurs fois par semaines.

Les résultats des mesures et analyses de gaz réalisées sur le site éruptif le 16 octobre, montrent que les gaz émis ont une signature « basse pression », sans changement remarquable depuis le début de l’éruption. Les analyses des échantillons de lave envoyés en métropole ne sont pas encore connus à l’heure actuelle. L’augmentation des flux de CO2 au Gite et l’augmentation du rapport CO2/H2O dans les fumerolles sommitales semble confirmer une évolution en profondeur. Pour le moment, nous n’avons aucune preuve qu’un nouveau magma soit arrivé en surface.
Concernant le débit, la figure 4 montre également une très nette inflexion de la courbe depuis le 12 octobre traduisant une augmentation significative.

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(©OVPF/IPGP)

Figure 4 : Évolution du débit moyen (Time average Discharge Rate) depuis le 24 aout.

En Résumé, les indicateurs géophysiques et géochimiques montrent des changements brutaux autour du 12 octobre :
–    Trémor : augmentation forte
–    Gaz : augmentation forte
–    Déformation : déflation forte

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Sur le site éruptif :
Le site et l’activité ont beaucoup changé ces derniers jours. Le cône a encore grossit. Son emprise au sol dépasse 100 m de diamètre et sa hauteur est estimée à 40 m. L’augmentation du flux de SO2 libéré à l’évent engendre de très grosses bulles qui « éclaboussent » les parois externes par de gros « paquets » de lave. En comparaison avec les observations réalisées le 12 oct la taille des bulles, la taille des « lambeaux » projetés et la distance atteinte par les projections sont sans communes mesures. L’ensemble est bien plus important avec notamment débordements fréquents.

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©OVPF/IPGP)
 Figure 5 : Illustration de la l’ouverture du cône sur sa partie Ouest (Photo OVPF).

Sous la pression exercée par le lac de lave et sous l’effet les secousses, les flancs du cône glissent sous leur propre poids. Nous avons observé les marques de ces mécanismes sur les faces Est et Nord et avons observé la survenance de ce phénomène à l’Ouest. Cela se fait en 3 temps. 1/ déstabilisation du flanc et formation de fractures de part et d’autre du panneau glissé ; 2/ glissement gravitaire du panneau (visible à l’œil nu – en quelques minutes) ; 3/ Une échancrure s’étant créée en partie sommitale, le lac ou des accumulations de lave se vidangent partiellement sous la forme de coulées dont la mise en place est très rapide.

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Concernant le champ de lave, en dehors des débordements du lac de lave, ou encore en dehors des périodes lors desquelles le cône s’égueule, il n’y a pas de coulée directement visible au pied du cône. Les coulées s’échappent de l’évent en tunnels et se mettent en place depuis des hormitos formés sur le réseau de tunnels. Nous en avons observé à moins de 100 m de l’évent, cependant ils sont généralement plus en aval permettant l’observation des coulées depuis Piton de Bert.

Source : OVPF

Photos : OVPF, Fournaise info , Johan Photography.

 

Copahue, Chili :

Le niveau d’activité du volcan est de niveau JAUNE: changements dans le comportement de l’activité volcanique .


Basé sur l’analyse des informations recueillies par l’équipement de surveillance et  la surveillance du volcan , le Service national de géologie et des mines (SERNAGEOMIN), à travers l’Observatoire volcanologique des Andes du Sud (OVDAS), communique:

 

copahue– Au cours de cette période , cent trente trois (133) tremblements de terre ont été enregistrés.


Soixante-douze (72) correspondent à des événements volcano – tectoniques (VT associés avec la fracturation des roches). De même, onze (11)  événements longue période (LP) et cinquante (50)  tremblements de terre longue période (VLP) ont été classés.
– En ce qui concerne la sismicité  VT, les grandeurs locales (ML) étaient inférieures ou égales à M 3,6 et les localisations épicentrales montrent une large distribution ,  bien que la plupart soient concentrés sur le flanc nord-est (NE), à des distances de moins de 10 km du   cratère EL Agrio , et à des profondeurs de moins de 9 km.


– En ce qui concerne les événements de type LP, ils présentaient des grandeurs locales  (ML) de M 1.2 et les valeurs maximales de déplacement réduit  (DR)  de  0,5 cm2.
La sismicité de type VLP enregistrée présentait des valeurs locales égales et inférieures à M0,7 , et des valeurs réduites de déplacement (DR) au maximum de 14 cm2, la plupart du temps situé autour du cratère avec des distances épicentrales de moins de 4,5 km.


– Le tremor est resté à des valeurs de DR oscillantes, généralement en dessous de 0,7cm2, en moyenne de 0,4cm2, considéré comme faible pour ce volcan, concentré sur des fréquences dominantes comprises entre 1,0 à 4,5 Hz.

 


– Sur l’activité de surface lorsque les conditions météorologiques l’ont autorisé , les caméras IP installées à proximité du volcan ont enregistré la présence d’incandescence , de nuit et une émission de gaz   et de cendres continue du cratère actif  . Ces émissions sont caractérisées par une couleur grisâtre, attestant la présence de la matière particulaire (cendres), un processus qui a été observé  depuis le 6 Octobre (REAV Octobre 6, ici à 2015 13h00 HL).

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 Enfin les colonnes d’émission ont atteint une hauteur maximale de  1000m au-dessus du cratère.
– Le 11 Octobre, un survol a été mené  afin de vérifier l’état du lac acide du cratère El Agrio.
Dans le domaine, il était possible de noter la disparition du lac d’acide et à la place, on observait un dépôt de matériaux dus aux chutes de cendres.
. En outre, les images thermiques présentent une température maximale de 500 ° C à partir du centre de diffusion.

Par conséquent, il est réitéré :
La recommandation d’une zone d’ exclusion de 2,5 km autour du cratère El Agrio à considérer comme zone à haut risque et le niveau d’alerte  technique reste à Jaune.

Source : SERNAGEOMIN -OVDAS

Photo : J.Ovalle

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